Energie / Climat | le 26 janvier 2012

François Hollande et le nucléaire : incompréhensible et contradictoire

Paris, le 26 janvier 2012 – François Hollande a présenté aujourd’hui son programme présidentiel. Par ailleurs, dans un entretien accordé ce matin au Dauphiné Libéré, il expose des idées différentes. Il y a donc le texte et l’explication de texte… Sur la question de la transition énergétique et de la place du nucléaire en particulier, plus le candidat socialiste précise son programme, plus tout devient confus. Décryptage.

De 75 à 50% d’ici à 2025 : le chiffre sonne bien mais l’équation ne tient pas

C’est l’objectif affiché depuis la campagne des primaires par le candidat socialiste : réduire de 75 à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025. Mais François Hollande n’a jamais expliqué comment il comptait l’atteindre.

Aujourd’hui, on n’en apprend pas plus, si ce n’est qu’il s’engage à ne fermer que la centrale de Fessenheim. Voilà qui ne suffira pas à réduire à 50 % la place du nucléaire dans le mix électrique ! Quel est donc le plan ? On reste sur notre faim…

L’équation ne tient pas : pour réduire la part du nucléaire de 25 % à horizon 2025, il faut fermer 2 réacteurs par an dès 2012“, explique Karine Gavand, chargée des questions politiques pour Greenpeace France.

Fermeture de Fessenheim : sur quels critères ?

La décision de ne fermer que Fessenheim est aussi difficile à comprendre. Officiellement, c’est en raison de son implantation en zone sismique et de son âge (c’est la plus ancienne). Concrètement, sa fermeture fait l’objet d’un consensus grandissant. Même l’UMP l’a évoqué, c’est dire…

“La fermeture de cette centrale est justifiée“, poursuit Karine Gavand.” Mais pourquoi alors ne pas fermer aussi celle du Bugey, par exemple, presqu’aussi âgée et elle aussi située en zone sismique ? Et quid de la centrale de Tricastin, qui a déjà plus de trente ans et qui est exposée au risque d’explosion chimique puisque située à proximité d’un site Seveso ? Ou des centrales situées en zones inondables ? Ou encore de Civaux, plus récente mais dotée de la technologie la moins éprouvée ?

Une “certitude” de circonstance…

Ce matin, dans l’entretien accordé au Dauphiné Libéré, François Hollande l’affirme : il ne fermera “aucune centrale en Rhône-Alpes”, région fortement nucléarisée.

Point de hasard à cette révélation faite dans la presse régionale à la veille d’une visite en Isère“, reprend Karine Gavand. “François Hollande compte-t-il rassurer les barons locaux et le lobby nucléaire à chacun de ses déplacements en région ? Que dira-t-il s’il va comme prévu à Cherbourg dans les jours ou semaines à venir ?”

Décision vers… 2020-2023 : un engagement qui n’engage à rien

Dans l’interview du Dauphiné Libéré, François Hollande reporte aussi à 2020-2023 les décisions à prendre pour les centrales qui seront alors en fin de vie. Un engagement qui n’engage véritablement à rien, dans la mesure où personne ne sait qui sera aux manettes à cette période, et qui témoigne d’une vision de court terme très problématique concernant la politique énergétique.

Les questions que David Pujadas devrait poser ce soir à François Hollande

  • Qu’est ce qui distingue le programme du candidat Hollande de la vision défendue aujourd’hui par l’UMP de l’avenir énergétique de la France ?
  • Comment atteindre l’objectif de réduction de 25 % d’ici à 2025 en ne fermant que deux réacteurs durant le quinquennat ?
  • Sur quels critères justifie-t-il de ne fermer aucune centrale en Rhône-Alpes ?
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Energie / Climat | le 24 janvier 2012

Nucléaire : réquisitions sévères envers les militants de Greenpeace

Paris, le 24 janvier 2012 – Greenpeace déplore la sévérité des réquisitions prononcées à l’encontre des deux militants qui comparaissaient aujourd’hui à Privas (Ardèche), et des neuf autres activistes, dont le procès s’est tenu le 20 janvier, à Troyes (Aube).

La prison avec sursis devient le minimum requis, alors qu’il y a quelques années, pour des faits similaires, les militants écopaient d’amendes“, note Sophia Majnoni, en charge de questions nucléaires chez Greenpeace France. “Il est regrettable qu’alors que le débat sur le nucléaire s’anime enfin en France, le ministère public serre la vis pour dissuader les militants de se mobiliser et de jouer leur rôle de lanceurs d’alerte.

Des réquisitions sévères

Les deux militants, qui comparaissaient aujourd’hui à Privas (Ardèche) et étaient restés sans être repérés plus de 14 heures dans la centrale de Cruas, encourent les mêmes peines que les neuf activistes qui avaient pénétré dans la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube) et étaient jugés à Troyes le 20 janvier :

- quatre à six mois de prison avec sursis,
- amendes allant de 1 000 à 1 500 euros chacun,
- deux ans de mise à l’épreuve, avec interdiction de s’approcher à moins de 2 km d’une centrale nucléaire pour les neuf militants de Nogent-sur-Seine,
- 1 000 euros d’amende pour ceux qui ont refusé le prélèvement de leur ADN.

Jugements attendus les 21 et 28 février.

Les peines demandées sont sévères, ces onze militants n’étant coupables que d’un seul crime : celui d’avoir dévoilé les failles de sécurité des installations nucléaires françaises, que les pouvoirs publics et les industriels entendaient laisser dans l’ombre”, déclare Sophia Majnoni. “Espérons qu’au moment de rendre leur jugement, les magistrats de Troyes et de Privas sauront tenir compte de la légitimité très largement reconnue des opérations menées par ces militants.”

Le nucléaire : transparent quand contraint et forcé !

Maître Mignard, qui a tant vanté la transparence de l’industrie nucléaire et d’EDF lors des deux procès, feint d’oublier que c’est uniquement la pression de la société civile qui impose à l’industrie nucléaire une transparence – encore aujourd’hui très circonscrite.

Trois exemples parmi d’autres :

- En 1980, se tient la première Commission locale d’information, organisée à La Hague, suite à une mobilisation citoyenne et associative sans précédent.

- En juillet 2010, le Haut comité sur la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN), organisme paritaire dont est membre Greenpeace, contraint Areva à reconnaître que le taux de recyclage du nucléaire n’est pas de 96 %, comme elle le prétendait à longueur de campagnes publicitaires, mais de 12 % seulement (chiffre encore loin de la réalité, qui tourne entre 3,9 et 1,7 %).

- Décembre 2011, la résistance face à des intrusions humaines des centrales françaises sera évaluée via un audit, demandé par le Premier ministre suite à l’intrusion, quelques jours plus tôt, de militants de Greenpeace sur deux centrales nucléaires.

La désobéissance civile

En France, le débat sur le nucléaire est jusqu’à maintenant confisqué par un État et des responsables politiques et industriels obsédés par l’énergie atomique. Depuis sa création en 1971, Greenpeace dénonce des atteintes à l’environnement en pratiquant la désobéissance civile et en menant des actions non-violentes, légitimes, même si elles peuvent être illégales. Les militants assument les conséquences juridiques de leurs actes, mais doivent bénéficier d’un traitement particulier : ils ne sont pas délinquants, ils servent l’intérêt général. Comme le rappelle l’historien américain Howard Zinn, “ces protestations “hors la loi” ne sont pas une atteinte à la démocratie, mais sont essentielles à la démocratie“.

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Energie / Climat | le 6 janvier 2012

Nucléaire : le bricolage de Guéant et Proglio

Paris, le 6 janvier 2012 – Demain matin, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, et Henri Proglio, le PDG d’EDF, au cours d’une visite de la centrale nucléaire de Chinon (Indre-et-Loire), devraient annoncer des nouvelles mesures de sécurité prévues suite aux intrusions de Greenpeace sur plusieurs sites nucléaires, le 5 décembre dernier. Ces mesures sont déjà connues : fourniture de caméras thermiques et de pistolets à impulsion électrique type Taser, et mise en place de nouvelles brigades cynophiles.

“Ces nouvelles mesures ne sont que de la poudre aux yeux. Il est impossible de sécuriser correctement un site nucléaire”, réagit Sophia Majnoni d’Intignano, chargée de campagne Nucléaire pour Greenpeace. “Les centrales nucléaires sont immenses, deux cents hectares pour certaines, il n’est pas sérieux de prétendre que quelques chiens et gardes mieux équipés sont la solution pour une sécurité parfaite. La seule manière de ne plus être exposé aux risques nucléaires est de cesser d’utiliser cette énergie.”

Du déjà vu

En 2007, suite à l’intrusion de Greenpeace dans la centrale de Belleville (Cher), le gouvernement de l’époque avait déjà pris de nouvelles mesures de sécurité dont la plus marquante reste la création d’une unité spécifique de gendarmes, le Peloton spécial de protection de la gendarmerie (PSPG), présente aujourd’hui sur toutes les centrales françaises. Les PSPG représentent au total 740 militaires.

Le gouvernement et EDF réagissent pour tenter de rassurer le public mais personne n’est dupe“, insiste Sophia Majnoni d’Intigano. “L’installation de ces pelotons spéciaux de gendarmerie sur les centrales nucléaires n’a pas empêché que, depuis, des militants parviennent toujours à pénétrer sur ces sites. Les mesures annoncées aujourd’hui n’y changeront rien : le nucléaire constitue une faiblesse de sécurité pour tous les pays utilisant cette énergie.

Quid de l’audit de François Fillon ?

Suite aux intrusions de Greenpeace sur divers sites nucléaires le 5 décembre dernier, François Fillon, en accord avec Nicolas Sarkozy, a demandé, aux ministres de l’Ecologie, de l’Intérieur et de l’Industrie de conduire un audit de sécurité des installations nucléaires dans un courrier daté du 16 décembre.

Surprenant d’entendre aujourd’hui Claude Guéant annoncer des mesures pour renforcer la sécurité des centrales nucléaires alors même que l’analyse demandée par le Premier ministre n’a pas commencé“, ajoute Sophia Majnoni d’Intignano. “Cela ressemble à de la précipitation, ou à un pur exercice de communication, et non à une démarche réfléchie Si des mesures doivent être prises, il faut qu’elles le soient après un audit complet fondé sur la transparence et incluant la participation de la société civile.

Grosse inflation du nucléaire

Dure semaine pour le portefeuille du nucléaire français. Mardi, suite à un audit portant uniquement sur les risques d’inondation et de séisme, l’Autorité de sûreté nucléaire a jugé nécessaire plusieurs milliards d’euros de travaux pour atteindre un niveau de sûreté acceptable après Fukushima. Et aujourd’hui, c’est le gouvernement qui annonce des nouvelles mesures de sécurité qui vont, elles aussi, avoir un coût… sur lequel ils se gardent bien de communiquer !

Inévitablement, ce sont les Français qui vont en payer le prix : les tarifs de l’électricité vont augmenter plus que prévu pour les ménages français, alors même qu’une hausse de 20 à 30 % est déjà attendue dans les années à venir.

Le gouvernement actuel fait un choix : investir massivement dans une énergie du passé et dangereuse, dont la plupart des Français ne veulent plus. La France est en train de rater une opportunité industrielle et économique unique : la transition énergétique, créatrice de croissance et d’emplois. Et il appartiendra au prochain gouvernement de continuer dans cette voie sans issue, ou de saisir la chance qui s’offre à notre pays.

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Energie / Climat | le 3 janvier 2012

Rapport ASN : les sites nucléaires français ne sont pas sûrs

Paris, le 3 janvier 2012 – Le rapport publié aujourd’hui par l’Autorité de sûreté nucléaire concernant les évaluations complémentaires de sûreté réalisées par les exploitants (Areva, EDF, CEA) ne permet absolument pas de conclure que nos installations nucléaires sont sûres pour au moins deux raisons majeures.

Cahier des charges très restreint

Le cahier des charges du travail de l’ASN fixé par le gouvernement en mars dernier, après la catastrophe nucléaire de Fukushima, consistait à analyser la résistance des installations nucléaires françaises face à un séisme ou une inondation d’une importance supérieure à celle envisagée lors de leur conception. Ces facteurs naturels sont loin d’être les seuls risques menaçant les installations nucléaires. Intrusion humaine, chute d’avion, virus informatique : de nombreuses autres menaces rendent les sites nucléaires vulnérables. Greenpeace l’a encore prouvé le 5 décembre dernier en parvenant à s’introduire et à rester sur deux centrales et à atteindre le point le plus sensible : le bâtiment réacteur.

Suite à cette action, le 19 décembre, François Fillon, en accord avec Nicolas Sarkozy, a demandé, aux ministres de l’ Écologie, de l’Intérieur et de l’Industrie de conduire un nouvel audit de sécurité des installations nucléaires.

Des travaux très onéreux sont nécessaires

L’ASN est formelle : sur le seul périmètre inondation / séisme pris en compte, plusieurs milliards d’euros de travaux seront nécessaires pour que les installations nucléaires satisfassent ses exigences.

Aux responsables politiques de décider s’ils souhaitent investir ces milliards dans une technologie qui restera dangereuse pour l’homme, ou dans la transition énergétique.

Ces travaux réclamés aujourd’hui par l’ASN impliqueront des investissements bien supérieurs à ce qu’EDF avait envisagé pour prolonger la durée de vie de son parc nucléaire. Inévitablement, cela conduira à de nouvelles hausses des tarifs de l’électricité pour les ménages français, alors même qu’une hausse de 20 à 30 % est déjà attendue dans les années à venir.

“Le gouvernement en place semble déjà avoir fait son choix : le ministre de l’Industrie vient d’annoncer une réunion avec les exploitants nucléaires lundi prochain pour définir concrètement le déroulement des travaux. L’État continue ainsi à développer sa politique énergétique rétrograde sans prendre en compte l’avis des Français. La France est en train de rater une opportunité industrielle et économique unique : la transition énergétique, créatrice de croissance et d’emplois“, ajoute Sophia Majnoni, chargée de campagne Nucléaire pour Greenpeace France.

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Energie / Climat | le 3 janvier 2012

Soupçons d’espionnage par Areva : Greenpeace porte plainte

Paris, 2 janvier 2012 – Suite aux révélations faites dimanche 1er janvier par le Journal du dimanche à propos d’une opération d’infiltration qu’ Areva aurait pu commanditer à l’encontre de Greenpeace, l’organisation de défense de l’environnement va dès demain déposer une plainte contre X auprès du Procureur de la République de Paris, pour des faits d’intrusion frauduleuse dans un système informatique (232-1 du code pénal) et de complicité et recel d’informations à caractère secret ou personnel en utilisant les facilités que procure l’exercice d’une activité professionnelle (321-1-2 du code pénal).

Nous apprenons cette affaire par voie de presse et souhaitons que toute la lumière soit faite sur cette possible opération d’espionnage,”déclare Adélaïde Colin, porte-parole de Greenpeace France. “Nous portons donc plainte, et nous demandons au Parquet de Paris de nous permettre d’accéder aux documents susceptibles de contenir des informations concernant Greenpeace.”

EDF déjà condamnée pour avoir espionné Greenpeace

Le 10 novembre 2011, EDF a été lourdement condamnée pour des opérations d’espionnage informatique menées à l’encontre de Greenpeace en 2006. L’entreprise publique a été condamnée à 1,5 millions d’euros d’amende. Et plusieurs de ces hauts responsables ont écopé de peines de prison ferme. EDF a fait appel.

S’il apparaît qu’Areva, ou une société d’intelligence économique suisse (de sa propre initiative ou non, mais pour le compte de cette dernière), a décidé d’espionner Greenpeace, ce serait une nouvelle atteinte intolérable aux principes fondamentaux qui fondent notre démocratie de la part de sociétés qui se prétendent transparentes.

Que des entreprises publiques, qui ont pignon sur rue et sont présentées comme les fleurons de l’industrie française, puissent se livrer à ce type de pratiques illégales est indigne“, reprend Adélaïde Colin. “Greenpeace est un contre-pouvoir indépendant. Nous touchons juste, nous dérangeons. Nous prouvons que le nucléaire est dangereux, nous alertons et informons le public, nous affirmons que des solutions existent et que la seule façon de se protéger efficacement est de sortir du nucléaire. Commanditer des opérations d’espionnage illégales à l’encontre de Greenpeace, est-ce là la seule réponse que les majors de l’industrie nucléaire ont à apporter aux questions que nous soulevons ?< /em>”

Quel contrôle de l’État sur ses entreprises publiques ?

Cette affaire, comme celle du rachat d’UraMin, pose plus globalement la question du contrôle comptable d’entreprises publiques comme EDF ou Areva.

Si les faits relatés dans le Journal du dimanche sont avérés, cela signifierait que le contribuable français aura, via Areva, financé l’espionnage illégal de Greenpeace et de deux autres ONG à hauteur de 40 à 60 00 euros chaque mois. Les citoyens français sont en droit de demander des comptes sur la façon dont sont gérés les deniers publics. Quelle est la responsabilité de l’État, quel contrôle exerce-t-il ?

Greenpeace demande au gouvernement et à la commission des Finances de l’Assemblée nationale de se saisir de ce dossier. L’État, actionnaire majoritaire du groupe nucléaire, doit contraindre Areva à livrer à la représentation nationale tous les contrats et documents établissant les services qu’elle aurait pu commanditer à des officines ou des agences d’intelligence économique, qu’ils datent de 2011 ou qu’ils soient antérieurs. La mission d’information confiée au député Marc Goua, qui doit rendre un deuxième rapport en février, pourrait ainsi être étendue à cette affaire.

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Energie / Climat | le 19 décembre 2011

Sécurité nucléaire : le gouvernement donne raison à Greenpeace

Paris, 19 décembre 2011 – Le Premier ministre François Fillon a adressé ce soir une lettre officielle destinée aux ministres de l’Écologie, de l’Intérieur et de l’Industrie, leur annonçant sa volonté, partagée avec Nicolas Sarkozy, de faire réaliser un audit de sécurité des installations nucléaires. Cette décision est motivée par l’opération menée le 5 décembre dernier par Greenpeace au cours de laquelle des militants de l’association se sont introduits dans plusieurs centrales nucléaires.

Courrier de François Fillon disponible sur http://act.gp/uoi5pH

Le gouvernement devait réagir suite à la mise en lumière de la vulnérabilité des installations nucléaires. Espérons qu’il ne s’agit pas uniquement d’un effet d’annonce et que ce nouvel audit prendra en compte tous les paramètres de sécurité et sera fait en toute transparence : le Premier ministre doit préciser le périmètre de cet audit et le rôle que tiendra la société civile dans cette démarche“, déclare Sophia Majnoni d’Intignano, chargée de campagne Nucléaire pour Greenpeace France.

Greenpeace demande que les risques de chute d’avion, accidentelle ou terroriste, d’intrusion et d’attaque informatique soient pris en compte dans l’audit.

Un redimensionnement indispensable de l’audit

Suite à la catastrophe de Fukushima, le gouvernement avait commandité un audit des installations nucléaires françaises. Ce sont les exploitants nucléaires eux-mêmes – CEA, Areva et EDF – qui l’ont réalisé. Cet audit prend uniquement en compte les problèmes liés à des évènements naturels.

Les militants de Greenpeace ont fait la preuve que l’audit des installations nucléaires françaises était complètement insuffisant, et c’est bien ce que reconnaît ce soir le Premier ministre“, ajoute Sophia Majnoni. “En élargissant le périmètre de l’audit à tous les risques non-naturels, le gouvernement va être obligé d’admettre qu’il est impossible de sécuriser totalement une installation nucléaire. La seule manière d’assurer la sécurité des Français est de sortir du nucléaire.

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Energie / Climat | le 12 décembre 2011

Jean-François Julliard nommé directeur général de Greenpeace France

Paris, le 12 décembre 2011 – Le Conseil d’administration de Greenpeace France a nommé Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France. Il prendra ses fonctions le 1er février 2012, succédant à Pascal Husting, qui était à ce poste depuis mars 2005.

Nous sommes très heureux que le parcours militant et engagé de Jean-François Julliard se poursuive à Greenpeace et qu’il vienne mettre son expérience et son énergie au service de la défense de l’environnement”, déclare Sylvain Breuzard, président du Conseil d’administration de Greenpeace France.

Jean-François Julliard occupait jusque-là la fonction de secrétaire général de Reporters sans frontières. Il avait rejoint RSF en 1998, après des études de journalisme. Il en avait pris la direction en octobre 2008, après avoir occupé différentes fonctions, notamment la direction du bureau Afrique de l’organisation de défense de la liberté de la presse.

Je suis ravi de rejoindre Greenpeace France et son équipe. En cette période pré-électorale, Greenpeace joue un rôle essentiel d’alerte et de contre pouvoir indépendant. La dernière opération visant à démontrer la vulnérabilité des centrales nucléaires l’a encore tout récemment démontré. Et c’est bien entendu en ce sens que je compte développer encore l’organisation“, déclare Jean-François Julliard.

Greenpeace est une organisation indépendante des États, des pouvoirs politiques et économiques. Elle agit selon les principes de non-violence et de solidarité internationale, en réponse à des problématiques environnementales globales. Son but et de dénoncer les atteintes à l’environnement et d’apporter des solutions qui contribuent à la protection de la planète et à la promotion de la paix. En 40 ans, Greenpeace a obtenu des avancées majeures. Elle rassemble 3 millions d’adhérents à travers le monde. Greenpeace France compte 70 salariés et est soutenue par près de 150 000 adhérents.

Pascal Husting occupe désormais les fonctions de directeur des programmes de Greenpeace international, l’entité coordinatrice des activités de l’organisation à travers le monde et basée à Amsterdam.

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Energie / Climat | le 6 décembre 2011

Les 9 militants de Nogent-sur-Seine libres mais sous contrôle judiciaire

Troyes, le 6 décembre 2011 – Le juge des Libertés du tribunal de grande instance de Troyes a confirmé la mise sous contrôle judiciaire des 9 activistes de Greenpeace qui se sont introduits à l’intérieur de la centrale de Nogent-sur-Seine, lundi 5 décembre, à 6 h du matin.

Les militants ont l’interdiction de se parler entre eux et de s’approcher d’une centrale nucléaire à moins d’un kilomètre. Le contrôle judiciaire s’étend jusqu’au 20 janvier 2012, date de l’audience. Ils sont mis en examen pour violation de domicile et dégradation en réunion et risquent chacun jusqu’à trois ans de prison ferme et 7 500 euros d’amende.

“Les activistes de Greenpeace ont démontré la vulnérabilité des centrales françaises aux les intrusions humaines“, déclare Sophia Majnoni d’Intignano, chargée de campagne Nucléaire pour Greenpeace France. “Ces mesures vexatoires montrent à quel point il est malvenu, en France, de contester le nucléaire et d’en montrer les failles de sécurité.”

Une marche tranquille au cœur de la centrale

Parmi les neuf activistes de Greenpeace qui se sont introduits dans la centrale de Nogent, six femmes et trois hommes, âgés de 22 à 60 ans. Ils ont franchi successivement trois enceintes de sécurité en 15 minutes pour atteindre l’un des réacteurs. Ces citoyens ordinaires ont choisi de s’engager individuellement par des méthodes d’action non violentes afin de démontrer que le nucléaire sûr n’existe pas.
Nous avons franchi très facilement les différentes enceintes. J’ai été surprise, et même effrayée, de voir avec quelle facilité nous sommes entrés, de constater les failles qui existent dans les dispositifs de sécurité”, déclare Florence, l’une des activistes de Greenpeace, âgée de 52 ans. “Nous avons progressé tranquillement, en marchant, à l’intérieur de la centrale sans rencontrer personne ni déclencher aucune alarme sonore. Et je précise que je ne suis ni grande – je mesure 1,60 m – ni particulièrement sportive !

L’audit, une opération de relations publiques pour le lobby nucléaire ?

Greenpeace a joué son rôle d’alerte pour informer les Français sur les lacunes de l’audit commandité par le gouvernement“, précise Sophia Majnoni d’Intignano. “Mais le risque d’intrusion humaine ne constitue qu’une des nombreuses lacunes de cet audit. Si le gouvernement continue à négliger la sécurité des Français, Greenpeace rappellera de nouveau les dirigeants politiques à leurs responsabilités.
Greenpeace demande au gouvernement d’élargir le périmètre de l’audit des installations nucléaires françaises en intégrant l’ensemble des risques. Voir le courrier adressé par Greenpeace à François Fillon : http://bit.ly/skCBcp
Les deux activistes de Cruas toujours en garde à vue Greenpeace est toujours dans l’attente de la décision de justice concernant les deux activistes qui se sont introduits dans la centrale de Cruas pendant plus de 14 heures d’affilée.

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Energie / Climat | le 5 décembre 2011

Nucléaire : Greenpeace fait la preuve des failles de sécurité des centrales françaises durant plus de 14 heures

Paris, le 5 décembre 2011 – À 22h, Greenpeace confirme que deux de ses militants étaient positionnés depuis six heures ce matin dans le périmètre sécurisé de la centrale de Cruas (Ardèche). Ils ont été finalement été repérés aux alentours de 20h30, soit 14 heures après leur intrusion. Durant leur présence sur la centrale, ils ont pu effectuer une sortie et retourner dans leur cachette sans se faire repérer. La preuve avec cette vidéo tournée vers 17h30, où ils déploient une banderole marquée d’un “Coucou !” au pied des tours de refroidissement : http://www.dailymotion.com/gpfrance#videoId=xms8d6

Un délai de réaction hallucinant

Durant toute cette journée, les militants de Greenpeace ont mis en défaut de manière spectaculaire la sécurité des sites nucléaires français”, déclare Sophia Majnoni d’Intignano, chargée de campagne Nucléaire pour Greenpeace France. “Il a fallu plus de quatorze heures à EDF pour trouver les deux militants introduits dans la centrale de Cruas. Ce délai hallucinant fait peser de très serieux doutes sur la capacité d’EDF à assurer la sécurité des centrales, et donc de l’ensemble des Français.

L’irresponsabilité du gouvernement

Suite à la catastrophe de Fukushima, le gouvernement a commandité un audit des installations nucléaires françaises. Ce sont les exploitants nucléaires eux-mêmes – CEA, Areva et EDF – qui le réalisent. Cet audit prend en compte uniquement les problèmes liés à des évènements naturels. Risque terroriste, chute d’avion, virus informatique : aucun risque d’agression externe non-naturelle n’est pris en compte.

“Greenpeace a montré, avec ses actions d’aujourd’hui, à quel point que le refus du gouvernement d’inclure le risque d’intrusion humaine dans cet audit est irresponsable“, reprend Sophia Majnoni.” Greenpeace continuera à dénoncer les graves lacunes de l’audit jusqu’à ce que les dirigeants politiques assument leurs responsabilités en prenant la seule décision raisonnable : sortir du nucléaire.

L’ensemble des activistes interpellés

Greenpeace confirme que l’ensemble des militants qui se sont introduits aujourd’hui plusieurs installations nucléaires françaises ont été repérés et interpellés par les autorités. Les 9 activistes présents ce matin sur le dôme d’un des réacteurs nucléaires de la centrale de Nogent-sur-Seine vont être remis en liberté dans la soirée, et les 2 activistes de Cruas sont désormais entre les mains des autorités.

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Energie / Climat | le 5 décembre 2011

A 19h30, Greenpeace confirme que d’autres militants sont toujours cachés sur au moins une centrale nucléaire

Paris, le 5 décembre 2011 – A 19h30, Greenpeace confirme que plusieurs de ses militants sont toujours paisiblement installés sur au moins une centrale nucléaire, dans le périmètre des réacteurs, et ce depuis 6h ce matin. Malgré les affirmations d’EDF qui estime avoir la situation sous contrôle après les intrusions, et occupations de plusieurs sites nucléaires à partir de ce lundi 5 décembre à 6h du matin, Greenpeace continue de démontrer que la sécurité des installations nucléaires en France n’est pas du tout assurée.

Pour vous procurer les images rendez-vous sur :

http://www.newscastwire.com/fr/org/greenpeace?event=278

Suivez l’action en live sur www.greenpeace.fr et sur Twitter @greenpeacefr.

Rappel des faits

Depuis 6h du matin, les militants de Greenpeace ont testé et dénoncé les failles de sécurité des installations suivantes : Nogent, Cadarache, Blayais, Chinon. Mais cette liste n’est pas exhaustive.

Ces militants ont tous atteint l’objectif qu’ils s’étaient fixés, soit atteindre un point précis du site, soit y pénétrer et en ressortir, y déposer une banderole, et bien sûr parfois y rester au moins jusqu’à l’heure où nous écrivons ces lignes. A 17h39, les militants de Greenpeace répondaient à Nicolas Sarkozy qui critiquait l’irresponsabilité des militants: http://bit.ly/sunxch.

Cette présence non-violente au cÅ“ur même des installations nucléaires françaises prouve leur extrême vulnérabilité“, analyse Sophia Majnoni d’Intignano, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France. “Bien qu’alertées par notre première action à la centrale de Nogent-sur-Seine de ce matin, les autorités n’ont pas repéré les militants qui ont réussi à pénétrer dans plusieurs sites pour délivrer pacifiquement leur message : le nucléaire sûr n’existe pas.”

Un audit pour l’image

Suite à la catastrophe de Fukushima, le gouvernement a commandité un audit des installations nucléaires françaises. Ce sont les exploitants nucléaires eux-mêmes – CEA, Areva et EDF – qui le réalisent. Cet audit prend en compte uniquement les problèmes liés à des évènements naturels. Risque terroriste, chute d’avion, virus informatique : aucun risque d’agression externe non-naturelle n’est pris en compte.

Les militants de Greenpeace font la preuve que l’audit des installations nucléaires françaises est complètement insuffisant. S’introduire sur ces sites est à la portée de n’importe qui“, ajoute Sophia Majnoni. “C’est probablement pour ça que le risque d’intrusion humaine n’est pas pris en compte dans l’audit. Si c’était le cas, aucune installation ne pourrait être déclarée sûre et la France n’aurait d’autre choix que de sortir du nucléaire.

Greenpeace demande au gouvernement d’élargir le périmètre de l’audit des installations nucléaires françaises en intégrant l’ensemble des risques.

Greenpeace, 40 ans de dénonciation non-violente du nucléaire

Depuis sa création, en 1971, Greenpeace dénonce les dangers liés au nucléaire. Dans la pure tradition de la désobéissance civile, les militants respectent le principe de non-violence. Par leurs actions et leur présence physique, ils attirent l’attention du public sur des scandales écologiques, désignent les responsables et promeuvent des alternatives. En s’introduisant dans des installations nucléaires, les militants de Greenpeace souhaitent sensibiliser les Français sur la vulnérabilité des centrales et les alerter sur les risques inconsidérés que leur fait courir l’énergie nucléaire.

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