Energie / Climat | le 29 octobre 2014

Survols de sites nucléaires français par des drones : Greenpeace nie toute implication et demande une enquête

Mercredi 29 octobre 2014 : Depuis le 5 octobre, selon EDF et d’autres sources, au moins dix sites nucléaires français ont été survolés par un ou plusieurs engins du type aéronef s’apparentant à des drones.

« Greenpeace tient à démentir toute implication dans ces survols de drones« , explique Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France. « Pour chacune de ces actions, Greenpeace agit à visage découvert et revendique ses actes. Ce fut le cas en 2012 lors, successivement, d’un survol de La Hague par un drone ou de la centrale du Bugey par un paramoteur. Ce qui se passe avec ces nombreux survols est très inquiétant. Nous demandons au Haut fonctionnaire de défense et de sécurité une enquête sur la sécurité aérienne des sites nucléaires. »

Dans six cas sur dix, c’est-à-dire dans les centrales nucléaires de Gravelines, du Blayais, de Cattenom, de Nogent-sur-Seine, du Bugey et de Chooz, EDF a porté plainte contre x et a publié une information sur le site internet de la centrale. Selon d’autres sources, le site de Superphénix (Isère), le site du Commissariat à l’Énergie Atomique de Saclay dans l’Essonne, la centrale nucléaire de Pierrelatte (Drôme) et la centrale nucléaire de Fessenheim s’ajoutent à la liste et ont également connu un ou plusieurs survols de drones.

Les survols incriminés ont eu lieu parfois le même jour sur quatre sites éloignés, Bugey, Gravelines, Chooz, Nogent-sur-Seine le 19 octobre par exemple, ce qui témoigne d’une opération de grande envergure.

« Nous sommes très inquiets de la survenue et de la répétition de ces survols suspects sans qu’aucune réponse sur leur origine ne soit fournie ni par EDF ni par les forces de l’ordre« , explique Yannick Rousselet. « Les délais entre la survenue de ces survols et le dépôt de plainte par EDF et l’absence d’information sur certains des sites survolés laissent vraiment interrogatifs. »

Greenpeace France s’est, dès ce mardi 28 octobre, rapprochée de l’Autorité de sûreté nucléaire, de la sécurité d’Areva et du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité pour avoir des explications au sujet de ces survols.