Energie / Climat | le 16 juillet 2013

Le Tour de France en zone Fukushima !

Mardi 16 juillet à Paris – Aujourd’hui à Vaison-la-Romaine (Vaucluse), à 30 km exactement de la centrale nucléaire du Tricastin, la seizième étape du Tour de France a pris son envol. La zone est soumise au risque nucléaire.

« En cas d’accident majeur à Tricastin, la zone où se déroule le départ du Tour devrait être évacuée », explique Sébastien Blavier, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France. « L’ensemble de la région deviendrait inhabitable pour plusieurs générations, Un événement comme le Tour de France, véritable patrimoine national, l’un des événements sportifs les plus suivis dans le monde, serait menacé« ,

Greenpeace demande au président de la République de fermer immédiatement la centrale du Tricastin. Il doit faire preuve d’autorité en choisissant la transition énergétique s’il ne veut pas payer et faire payer aux Français les conséquences démesurées d’un accident nucléaire qui mettrait le pays à terre.

Pour en savoir plus : http://act.gp/12BCsPK

Le Tour de France à 30 km du Tricastin : patrimoine français menacé

Après avoir souligné hier la dangerosité de la centrale du Tricastin et appelé le président à décider de sa fermeture (http://act.gp/15GXFgo), Greenpeace rappelle aujourd’hui que ni Vaison-la-Romaine ni le Tour de France ne sont à l’abri en cas d’accident nucléaire au Tricastin. Cette belle commune provençale se trouve en « zone Fukushima » (à 30 km de la centrale nucléaire).

« Pour tenir sa promesse de réduction de la part du nucléaire de 75 à 50 %, François Hollande doit décider de la fermeture d’au moins dix réacteurs d’ici à 2017″, ajoute Sébastien Blavier. « Pourquoi ne pas commencer par ceux de Tricastin ? »

La France et François Hollande pas prêts à faire face à une crise nucléaire

En France, pour l’heure, la seule zone préparée à être évacuée en cas d’accident majeur sur un site nucléaire s’étend sur à peine 10 kilomètres. Au début de la catastrophe de Fukushima, c’est dans un rayon de deux, puis de 20, puis de 30 kilomètres que la population a dû être évacuée.

« Au-delà de 10 km, advienne que pourra ! Tous les responsables nucléaires avouent qu’un accident majeur est possible chez nous, mais la France n’a pas tiré les leçons de Fukushima« , analyse Sébastien Blavier. « En cas d’accident au Tricastin à 30 km d’un événement fréquenté comme le Tour de France, nous ne sommes pas prêts. Arrêtons de jouer à la roulette russe avec notre parc nucléaire, le risque est trop important. »

Prêts à payer le prix et toutes les conséquences d’un accident nucléaire ?

Au-delà des conséquences immédiates d’une crise nucléaire au Tricastin, Greenpeace rappelle aussi le coût incommensurable qu’aurait un accident nucléaire majeur pour la région et le pays tout entier. L’IRSN lui-même évalue le coût d’un accident majeur à un montant entre 430 et 5 800 milliards d’euros, soit trois années de PIB français.

Un accident au Tricastin condamnerait toute l’économie, le tourisme, l’agriculture, la viticulture, le patrimoine naturel ou historique du sud-est de la France.

Comme au Japon, c’est le régime des vents qui serait décisif. Au Tricastin, il y a de forts risques pour que les vents déposent les rejets radioactifs dans le Sud de la vallée du Rhône, sur Marseille et la Côte d’Azur.

Découvrez les outils de Greenpeace pour décrypter la politique énergétique :

http://greenpeace.fr/qui
et www.mafacturedufutur.com