Energie / Climat | le 7 mars 2013

Deux ans après Fukushima, l’industrie nucléaire toujours irresponsable

Paris, le 7 mars 2013 – Ce matin, des militants de Greenpeace ont déployé des banderoles indiquant « General Electric. Votre profit, notre péril » en français et en japonais devant le siège français de l’entreprise américaine. Le même jour, des actions similaires ont eu lieu dans au moins 4 pays à travers le monde afin d’exiger que l’industrie nucléaire assume ses responsabilités en cas d’accident.

« En cas d’accident nucléaire, le prix à payer par les victimes est déjà exorbitant : santé gravement menacée, vie quotidienne bouleversée, perte de revenus... » déclare Sophia Majnoni d’Intignano, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace. « Mais en plus, ces citoyens devront payer avec leurs impôts les conséquences financières d’un tel accident. Cette situation, qui concerne la France comme le Japon, est profondément injuste et choquante : l’industrie nucléaire doit être tenue pour responsable des dégâts qu’elle cause. »

General Electric ne paiera pas un seul centime pour Fukushima

General Electric est un acteur majeur de la construction de centrales nucléaires dans le monde. L’entreprise américaine a notamment conçu et construit les réacteurs 1 et 2 de la centrale de Fukushima. Des modifications importantes et imprévues ont dû être apportées pendant la construction du réacteur n°1, en particulier pour l’adapter aux normes parasismiques japonaises, ce qui a compliqué le chantier.

Pourtant, General Electric, de même que quasiment tous les acteurs de l’industrie nucléaire, n’est pas juridiquement responsable en cas d’accident. C’est ce qu’a détaillé Greenpeace le 19 février dernier dans un rapport intitulé « Fukushima deux ans après : l’industrie nucléaire irresponsable » (télécharger le rapport en français : http://act.gp/ZfybUd). Ce sont les États, et donc les contribuables, qui font face aux conséquences financières.

Greenpeace devant le ministère de l’Économie ce samedi

Deux jours avant le deuxième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, Greenpeace participera ce samedi à Paris à la Chaîne Humaine, une vaste mobilisation citoyenne en faveur d’un arrêt du nucléaire civil et militaire. Des dizaines de milliers de personnes encercleront pacifiquement les lieux de pouvoir où se prennent les décisions sur le nucléaire en France.

Greenpeace sera présente devant le ministère de l’Économie et des Finances pour dénoncer le fait qu’en cas d’accident nucléaire majeur en France (dont le coût est estimé à 430 milliards d’euros par l’IRSN), ce sont les contribuables français qui paieront la note.

Le point de rendez-vous pour les journalistes est fixé à 14h30 devant le stand Greenpeace situé place du Bataillon du Pacifique (75012), métro Bercy.