Energie / Climat | le 14 décembre 2016

Action : Greenpeace bloque le siège d’EDF et appelle la direction de l’entreprise à sortir du nucléaire

Paris, le 14 décembre 2016 – Depuis 6h10 ce matin, une trentaine de militants de Greenpeace bloque le siège d’EDF, avenue de Wagram à Paris. Ils dénoncent le scandale de la faillite financière et technique d’EDF, qui est dû à la stratégie nucléaire mise en œuvre par les dirigeants de l’entreprise. Les militants de Greenpeace sont aujourd’hui là pour stopper cette fuite en avant. C’est la sécurité et le portefeuille des Français qui sont en jeu. EDF doit changer de cap industriel tant qu’il est encore temps.

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« La situation d’EDF est absurde ! Et les responsables sont les dirigeants de l’entreprise ; Jean-Bernard Lévy en tête. En pratiquant la politique de l’autruche, Jean-Bernard Lévy tente de cacher la faillite financière du groupe et l’état déplorable du parc nucléaire », explique Cyrille Cormier, chargé de campagne énergie à Greenpeace.

Jean-Bernard Lévy, admettez-le ! EDF n’a plus les moyens de sa politique nucléaire

Selon l’étude rédigée par le cabinet d’analyse financière AlphaValue, publiée en novembre, EDF sous provisionne dans ses comptes les coûts de démantèlement et de gestion des déchets nucléaires, à hauteur de 50 milliards d’euros.
De plus, les dirigeants annoncent pouvoir prolonger les réacteurs au-delà de 40 ans, mais la situation financière de l’entreprise ne le permet tout simplement pas. Ils transmettent donc des informations trompeuses aux investisseurs et aux Français.
Le scandale des anomalies dans le nucléaire vient s’ajouter à la liste des difficultés rencontrées par l’entreprise, que les dirigeants tentent de cacher. Actuellement, 30 des 58 réacteurs du parc nucléaire français sont touchés par ces anomalies.

« Ces informations trompeuses sur la sûreté du parc nucléaire et sur les finances de l’entreprise visent à cacher qu’EDF n’a plus les moyens d’investir dans la sûreté du parc nucléaire français. C’est donc un scandale qui concerne tous les Français car cela remet en cause leur sécurité ! », ajoute Cyrille Cormier.

EDF coule : son PDG doit impulser un changement de cap industriel

Greenpeace demande à Jean-Bernard Lévy qu’il annonce sans attendre un revirement stratégique afin de redonner un avenir à l’entreprise et à ses salariés. Ce changement de cap industriel doit être rapide et passer par l’abandon définitif du programme nucléaire d’EDF. L’entreprise doit désormais s’engager dans des activités compatibles avec la lutte contre les dérèglements climatiques ainsi que la protection de l’environnement et des populations face aux risques nucléaires.

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