Energie / Climat | le 5 décembre 2011

A 19h30, Greenpeace confirme que d’autres militants sont toujours cachés sur au moins une centrale nucléaire

Paris, le 5 décembre 2011 – A 19h30, Greenpeace confirme que plusieurs de ses militants sont toujours paisiblement installés sur au moins une centrale nucléaire, dans le périmètre des réacteurs, et ce depuis 6h ce matin. Malgré les affirmations d’EDF qui estime avoir la situation sous contrôle après les intrusions, et occupations de plusieurs sites nucléaires à partir de ce lundi 5 décembre à 6h du matin, Greenpeace continue de démontrer que la sécurité des installations nucléaires en France n’est pas du tout assurée.

Pour vous procurer les images rendez-vous sur :

http://www.newscastwire.com/fr/org/greenpeace?event=278

Suivez l’action en live sur www.greenpeace.fr et sur Twitter @greenpeacefr.

Rappel des faits

Depuis 6h du matin, les militants de Greenpeace ont testé et dénoncé les failles de sécurité des installations suivantes : Nogent, Cadarache, Blayais, Chinon. Mais cette liste n’est pas exhaustive.

Ces militants ont tous atteint l’objectif qu’ils s’étaient fixés, soit atteindre un point précis du site, soit y pénétrer et en ressortir, y déposer une banderole, et bien sûr parfois y rester au moins jusqu’à l’heure où nous écrivons ces lignes. A 17h39, les militants de Greenpeace répondaient à Nicolas Sarkozy qui critiquait l’irresponsabilité des militants: http://bit.ly/sunxch.

« Cette présence non-violente au cœur même des installations nucléaires françaises prouve leur extrême vulnérabilité« , analyse Sophia Majnoni d’Intignano, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France. « Bien qu’alertées par notre première action à la centrale de Nogent-sur-Seine de ce matin, les autorités n’ont pas repéré les militants qui ont réussi à pénétrer dans plusieurs sites pour délivrer pacifiquement leur message : le nucléaire sûr n’existe pas. »

Un audit pour l’image

Suite à la catastrophe de Fukushima, le gouvernement a commandité un audit des installations nucléaires françaises. Ce sont les exploitants nucléaires eux-mêmes – CEA, Areva et EDF – qui le réalisent. Cet audit prend en compte uniquement les problèmes liés à des évènements naturels. Risque terroriste, chute d’avion, virus informatique : aucun risque d’agression externe non-naturelle n’est pris en compte.

« Les militants de Greenpeace font la preuve que l’audit des installations nucléaires françaises est complètement insuffisant. S’introduire sur ces sites est à la portée de n’importe qui« , ajoute Sophia Majnoni. « C’est probablement pour ça que le risque d’intrusion humaine n’est pas pris en compte dans l’audit. Si c’était le cas, aucune installation ne pourrait être déclarée sûre et la France n’aurait d’autre choix que de sortir du nucléaire. »

Greenpeace demande au gouvernement d’élargir le périmètre de l’audit des installations nucléaires françaises en intégrant l’ensemble des risques.

Greenpeace, 40 ans de dénonciation non-violente du nucléaire

Depuis sa création, en 1971, Greenpeace dénonce les dangers liés au nucléaire. Dans la pure tradition de la désobéissance civile, les militants respectent le principe de non-violence. Par leurs actions et leur présence physique, ils attirent l’attention du public sur des scandales écologiques, désignent les responsables et promeuvent des alternatives. En s’introduisant dans des installations nucléaires, les militants de Greenpeace souhaitent sensibiliser les Français sur la vulnérabilité des centrales et les alerter sur les risques inconsidérés que leur fait courir l’énergie nucléaire.