Les communiqués de presse de Greenpeace France

Campagne OGM de Greenpeace, le 28 janvier 2010

Nouveau guide OGM de Greenpeace en ligne : en direct sur votre smartphone, faites vos courses sans OGM

Paris, le 28 janvier – Après les Guides des produits avec ou sans OGM imprimés régulièrement depuis 1998, Greenpeace met gratuitement à la disposition des consommateurs un nouveau guide en ligne. Le principe est simple : les personnes possédant un téléphone multimédia (Iphone ou Androïd) peuvent d’ores et déjà télécharger l’application « guide OGM » et - tout en faisant leurs courses - savoir si la viande, le poisson ou encore le lait qu’ils achètent sont issus d’animaux ayant consommé des OGM. Ce guide est également disponible sur internet.

Plus de transparence et d’interactivité
« La grande nouveauté de ce guide en ligne, c’est l’interactivité. Les produits sont classés par catégories alimentaires et il est également possible de faire des recherches directement par marques, explique Rachel Dujardin, chargée de campagne pour Greenpeace France. Grâce aux nouveaux terminaux multimédias, le consommateur peut vérifier en temps réel, dans son supermarché, si le produit qu’il s’apprête à acheter exclut les OGM ou pas. Mais surtout, ce guide est réactualisable et un produit peut passer d’une catégorie à l’autre si sa composition ou son mode de fabrication a changé. »

La législation européenne impose l’étiquetage des produits contenant des OGM mais environ 80% des viandes, œufs, lait, etc. sont issus d’animaux ayant consommé des OGM et ceci n’est jamais indiqué sur les emballages des produits concernés. Greenpeace a donc interrogé de très nombreux industriels afin de savoir ce qu’il en était réellement. Selon leurs déclarations et les documents fournis, leurs produits ont été classés dans l’une de ces trois catégories :

- vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d’animaux nourris avec des OGM

- orange : le fabriquant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM de l’alimentation animale, mais ne peut pas garantir qu’il n’en utilise plus du tout

- rouge : le fabriquant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d’animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Les entreprises qui ne nous ont pas répondu sont également classées dans cette catégorie.

Exemples : dans la catégorie « œufs », environ un quart des marques sont répertoriées dans la liste verte. Dans la catégorie « bœufs et veaux », ce sont un tiers des produits qui se trouvent, soit dans la liste verte, soit dans la liste orange. D’autres catégories sont, en revanche, très déséquilibrées : la quasi-totalité du lait et des aliments pour bébé figurent en rouge. Dans ce cas, la seule alternative sûre pour éviter les OGM, c’est de choisir les produits bio, car le cahier des charges de l’agriculture biologique exclut systématiquement les OGM à tous les stades de la fabrication des produits.

« Les OGM entrent insidieusement dans la chaîne alimentaire et les consommateurs ne savent pas comment les éviter. Ce guide en ligne est un outil proposé par Greenpeace pour leur permettre de consommer en toute connaissance de cause et de barrer la route aux OGM » conclut Rachel Dujardin.

Mode d’emploi

Ce nouveau Guide des produits avec ou sans OGM est disponible en ligne :

sur Internet : www.guide-ogm.greenpeace.fr

sur votre smartphone, téléchargez gratuitement l’application du guide à partir d’« Androïd market » ou d’« App store ».

Campagne Océans de Greenpeace, le 27 janvier 2010

L’Italie prend la main pour sauver le thon rouge, la France joue profil bas…

Paris, 27 janvier 2010 – L’Italie s’est prononcée hier soir d’après un article du Financial Times (1), pour le classement du thon rouge en annexe 1 de la Cites. Et pendant ce temps là, la France se tait toujours…

« L’Italie, un des premiers pays pêcheurs de thon rouge en Europe avec l’Espagne et la France avait contribué jusqu’à présent à bloquer le processus de soutien à l’annexe 1 ». explique François Chartier, chargé de campagne Océans à Greenpeace France. « Alors que Nicolas Sarkozy s’était déclaré en juillet dernier pour l’arrêt de la commercialisation de l’espèce, la France fait aujourd’hui, par son silence, bien pâle figure à côté de l’Italie… »

Un renversement dans la position de l’Italie
Antonio Buonfiglio, conseiller politique à la pêche du gouvernement italien, se déclarait hier soir dans un article du Financial Times (1) « ouvert au classement en annexe 1 ». L’Italie décrétera aussi un moratoire d’un an sur la pêche industrielle au thon rouge, avec pour effet de stopper les thoniers senneurs dès la saison de pêche 2010 (mai-juin). Ce renversement dans la position de l’Italie, qui faisait partie des 6 pays européens qui avaient refusé leur soutien à l’annexe 1 en septembre dernier, change la donne au niveau des rapports de force européens. Tôt ce matin, un vote, à valeur consultative, de la commission environnement du parlement européen conseille le classement en annexe 1 à la quasi unanimité des voix : 48 voix pour, 2 contre. La France va-t-elle être le mauvais élève de la biodiversité européenne ?

La France n’a toujours pas arbirtré…
La France ne s’est toujours pas prononcée sur son soutien au classement en annexe 1 ou 2 à la Cites en mars prochain. Alors que 65 % des Français se déclaraient, le 22 janvier, en faveur de l’interdiction du commerce international, dans un sondage commandé par Greenpeace à l’institut CSA, le gouvernement fait le mort.

« Le gouvernement français ne prend pas position dans ce débat alors que cette annonce de l’Italie pourrait changer les rapports de force, et que la France pourrait définitivement faire pencher la balance au sein de l’Union européenne. » explique François Chartier. « La France doit assumer une position claire, et prendre ses responsabilités par rapport à l’urgence de la situation ! »

Sacrifier la biodiversité pour une vingtaine de bateaux ?
Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, reste la seule voix discordante au sein du gouvernement, et réclame toujours une annexe 2, au nom d’emplois à préserver. Pourtant cette pêche n’emploie en France que 150 personnes, pour une saison de pêche d’un mois, sur les thoniers senneurs, bateaux de pêche industrielle qui concentrent la majorité du quota de pêche. Ces quelques vingt bateaux emploient fréquemment des marins du Sénégal ou du Ghana, à très faible rémunération. La pêche artisanale emploie moins de 500 personnes en Méditerranée et en Atlantique, et ne travaille pas à destination du marché international. Au total ce sont peut être quelques centaines d’emplois à plein temps dont il s’agit. Greenpeace mobilise les citoyens pour interpeller le ministre de l’agriculture sur www.greenpeace.fr/thon-rouge

« Bruno Le Maire doit admettre que cette pêche industrielle n’a pas d’avenir : que seraient les pêcheurs de thon sans thon ? » demande François Chartier « Au lieu d’accompagner ces quelques bateaux au bout d’un cul de sac, pourquoi ne pas prendre des mesures claires en faveur d’une pêche durable ? »

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 25 janvier 2010

Le convoi de déchets nucléaires bloqué par un camion de Greenpeace en plein Cherbourg

Cherbourg, le 25 janvier 2010, à 8h30 – Quatre activistes enchainés sur la voie à Cherbourg hier à 21h, deux activistes qui stoppent le train en pleine voie à hauteur de Valogne à 5h30. C’est maintenant un camion de Greenpeace qui vient d’être placé sur la voie ferrée dans Cherbourg même pour bloquer une nouvelle fois le convoi de déchets nucléaires en route pour le port. Le Kapitan Kuroptev, navire chargé d’apporter les déchets en Russie, n’aura pas sa cargaison à l’heure…

A 8h30, le convoi de déchets nucléaires attendu au port est donc quand même arrivé dans le centre de Cherbourg mais s’est retrouvé nez à nez avec ce camion sur lequel il est écrit « La Russie n’est pas une poubelle » et donc totalement bloqué. Cinq activistes de Greenpeace se sont enchaînés au camion pour empêcher tout mouvement.

« Nous avions annoncé que nous ferions tout pour imposer un moratoire sur l’exportation de déchets nucléaires vers la Russie, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Il faut que les pouvoirs publics réagissent et interdisent ces exportations. Nous serons intraitables là-dessus ! »

Une lutte qui prend de l’ampleur
Ces derniers mois Greenpeace le combat de Greenpeace pour obtenir un moratoire et in fine une interdiction sur ces exportations des déchets nucléaires vers la Russie s’intensifie. Les actions vont crescendo et ne sont pas prêtes de s’arrêter.

« En décembre dernier je m’étais moi-même enchainé seul à la voie, dit Yannick Rousselet. Aujourd’hui nous avons bloqué le train à trois endroits différents et de trois manières différentes. Tant que ces exportations illégales continueront nous serons sur le qui-vive et nous mettrons toute notre créativité à profit pour empêcher le bon déroulement de ces convois. »

Une mobilisation de plus en plus importante
Areva et EDF continuent de clamer le contraire mais ces exportations sont bien illégales.

« Nous avons prouvés, chiffres à l’appui*, que ces exportations sont illégales par rapport à la jurisprudence de 2005 »

L’argument des industriels serait valable si 100 % des fûts exportés revenaient en France, sous une forme différente et exploitable. Cela n’est pas le cas, la plupart de ces matières sont abandonnées en Russie.

Cela place Areva et EDF dans l’illégalité par rapport à deux points juridiques :

- La jurisprudence de 2005, qui affirme qu’est considéré comme déchet nucléaire tout produit issu d’un processus industriel non destiné à être réutilisé.

- La directive cadre de l’Union européenne, qui interdit l’importation et l’exportation de déchets dangereux qui ne sont pas destinés à être valorisés.

Greenpeace mobilise le grand public pour obtenir un moratoire de la part de Jean-Louis Boorlo en proposant de lui écrire une lettre. Le Ministre a ainsi déjà reçu plus de 6600 lettres.

* consultez le rapport ici

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 24 janvier 2010

Envoi de déchets nucléaires vers la Russie : Greenpeace stoppe l’avancée du train à Cherbourg


Cherbourg, le 24 janvier 2010 – Ce soir, à 21h quatre activistes de Greenpeace se sont enchaînés à la voie ferrée, près de la gare maritime de Cherbourg. Leur objectif : empêcher l’arrivée du train chargé de déchets nucléaires français au port de Cherbourg. Dans les prochaines heures, les containers de déchets nucléaires devraient être chargés abord d’un navire maltais appartenant à une compagnie russe. Le Kapitan Kuroptev, est annoncé demain vers 7h30, il devrait partir pour la Russie.

« Nous ferons tout pour imposer un moratoire sur l’exportation de déchets nucléaires vers la Russie, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Si les pouvoirs publics ne prennent pas leurs responsabilités en interdisant ces exportations, nous ne laisserons passer aucun convoi sans entrave. »

Le mensonge permanent
Areva et EDF justifient ces exportations en annonçant que, pour eux, les containers envoyés en Russie ne sont pas des déchets mais qu’il s’agit d’uranium appauvri destiné à être enrichi.

« EDF et Areva mentent sans arrêt à propos des déchets, dit Yannick Rousselet. Ils sont pris en défaut d’un point de vue légal sur ces exportations. Leurs mensonges ne tarderont pas à les rattraper ! »

L’argument des industriels serait valable si 100 % des fûts exportés revenaient en France, sous une forme différente et exploitable. Cela n’est pas le cas, la plupart de ces matières sont abandonnées en Russie.

Cela place Areva et EDF dans l’illégalité par rapport à deux points juridiques :
- La jurisprudence de 2005, qui affirme qu’est considéré comme déchet nucléaire tout produit issu d’un processus industriel non destiné à être réutilisé.
- La directive cadre de l’Union européenne, qui interdit l’importation et l’exportation de déchets dangereux qui ne sont pas destinés à être valorisés.

Les chiffres ne mentent pas
Le rapport* publié en décembre dernier par Greenpeace ne laisse aucune place au doute Les chiffres prouvent que la quasi totalité des déchets d’uranium envoyés en Russie sont simplement abandonnés là-bas. Le rapport montre que depuis 2006, 33 000 tonnes d’uranium ont été exportées vers la Russie (dont 23 540 tonnes d’uranium appauvri) alors que seules 3090 tonnes d’uranium font le chemin inverse. Quid des 30 000 tonnes manquantes ?

Une querelle publique aberrante
Alors qu’ils ne sont pas capables de trouver une solution autre que d’expédier leurs déchets à l’étranger, EDF et Areva se sont livrés cette semaine à un échange de noms d’oiseaux par voie de presse à propos d’argent. Il fallu l’intervention du Premier ministre François Fillon pour calmer le jeu…

« Cette attitude irresponsable prouve qu’on ne peut pas faire confiance à l’industrie nucléaire française, ajoute Yannick Rousselet. Areva et EDF ne s’intéressent qu’au profit, ils ne se préoccupent pas des répercussions écologiques de leur activité ! Le pouvoir politique les laisse faire, nous devons donc être en alerte permanente pour les surveiller et alerter le public. »

Greenpeace mobilise le grand public pour obtenir un moratoire de la part de Jean-Louis Boorlo en proposant de lui écrire une lettre. Le Ministre a ainsi déjà reçu plus de 6600 lettres.

* consultez le rapport ici

Campagne Océans de Greenpeace, le 22 janvier 2010

Sondage Greenpeace : une écrasante majorité de Français demande la protection du thon rouge

Paris, 22 janvier 2010 – Alors que la France ne s’est toujours pas positionnée en faveur d’un classement du thon rouge en annexe 1 de la Cites, une écrasante majorité de Français demandent clairement une protection immédiate et efficace du thon rouge, dans un sondage commandé par Greenpeace à l’institut CSA et paru ce matin. Sondage disponible sur greenpeace.fr.

« Combien de fois devra-t-on rappeler que la population de thons s’effondre de 80 % sur les vingt dernières années, demande François Chartier, chargé de campagne Océans à Greenpeace France. Notre sondage montre clairement que 74% des Français ont bien compris que le thon rouge est une espèce menacée de disparition. Le gouvernement est-il le seul à ne pas s’en rendre compte ? »

L’opinion publique française unanime
65 % des Français se déclarent en faveur de l’interdiction du commerce internationale. Ils réclament ainsi une protection efficace et immédiate de l’espèce. La population française, mais aussi les acteurs économiques sont mobilisés : des groupes de grande distribution se sont engagés à ne plus vendre de thon rouge et les Relais Châteaux n’en servent plus depuis le début de l’année.

« L’inscription en annexe 1 de la Cites, et donc l’interdiction de la commercialisation internationale du thon rouge, sans condition et sans délai, est l’unique solution pour sauver l’espèce, rappelle François Chartier. Bruno Le Maire, le ministre de l’Agriculture, est le seul au sein du gouvernement à ne pas encore avoir entendu et cette réalité…Veut-il la mort du thon rouge ? »

Un engagement des citoyens au-delà des déclarations d’intentions
Selon ce sondage, 78 % des Français sont prêts à arrêter de consommer du thon rouge : preuve en est qu’au-delà des déclarations, les Français ont pris la mesure du problème et sont prêts à changer leurs habitudes. Reste au gouvernement à prendre acte de cette tendance de fond, de cette demande des citoyens, et à agir en conséquence pour sauver l’espèce. A quand des engagements clairs, qui ne pourront que peser dans les négociations pour la Cites au sein des 27 pays de l’Union européenne ?

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 21 janvier 2010

Le bateau à ordures nucléaires arrive !

Paris, le 21 janvier 2010 – Le Kapitan Kuroptev, navire battant pavillon maltais et appartenant à une compagnie russe fera escale à Cherbourg le lundi 25 et mardi 26 janvier. Il vient pour charger une cargaison de déchets français d’uranium. Le Navire prendra ensuite la direction de Saint Petersburg… Depuis des années Greenpeace dénonce l’exportation de déchets nucléaire vers la Russie, c’était déjà ce navire que l’association avait bloqué en décembre 2005 dans le port du Havre.

« L’attitude irresponsable d’Areva et EDF depuis quelques temps confirme le fait qu’on ne doit pas leur faire confiance. Le couple est en pleine crise sur le devenir des poubelles, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne Nucléaire de Greenpeace France. Que ce soit le retraitement à la Hague qui coûte extrêmement cher, qui pollue de manière irréversible l’environnement et qui augmente considérablement le volume des déchets nucléaire ou que ce soit des exportations vers la Russie, loin d’être un cycle le nucléaire est une voie sans issue ! »

Areva et EDF : un débat qui fait tâche…
Aujourd’hui on a pu lire que le comité de groupe d’Areva dénonce les contrats d’EDF en Russie. Il accuse l’électricien français de ne pas respecter les accords internationaux de non prolifération nucléaire. « C’est l’hôpital qui se moque de la charité ! Areva aussi exporte des milliers de tonnes de déchets vers la Russie et extrait en permanence dans son usine de la Hague du plutonium, matière première de la bombe nucléaire, ajoute Yannick Rousselet. Nous n’en demandions pas tant, les deux amants se jettent maintenant à la figure les arguments que nous leur reprochons depuis des années. Enfin la vérité va peut-être éclater sur l’arnaque permanente du nucléaire ! »

Un problème connu et récurrent
Depuis la diffusion en octobre dernier du documentaire d’Arte sur la problématique des déchets nucléaires partout dans le monde et plus particulièrement sur leur exportation de France vers la Russie, la polémique fait rage.
Le HCTISN (Haut Comité sur la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire) a été officiellement saisi par le ministre Jean-Louis Borloo et l’Office Parlementaire des Choix Technologiques afin de tenter de faire la lumière sur le trafic du couple AREVA/EDF. Cet organisme doit rendre ses conclusions en février.

Greenpeace et le public mobilisés
En attendant Greenpeace demande au ministre de faire appliquer un moratoire sur ces envois et fait tout son possible pour que ce moratoire soit appliqué.
On a pu le voir notamment en décembre dernier quand Yannick Rousselet s’est attaché à la voie de chemin de fer à Cherbourg pour empêcher l’arrivée du train convoyant les déchets nucléaires au port pour qu’ils soient ensuite embarqués sur un bateau en partance pour la Russie.
Greenpeace a aussi lancé un appel au public pour obtenir un moratoire de la part du ministre de l’écologie et du développement durable en lui proposant de lui écrire directement une lettre
Le ministre a ainsi déjà reçu plus de 5600 lettres.

L’association ne compte pas s’arrêter là et fera tout ce qui est en son pouvoir pour que ce scandale de l’exportation de déchets nucléaires s’arrête au plus tôt…

« L’importation et l’exportation de déchets nucléaires sont interdits par la loi française, malgré cela les industriels continuent d’organiser leur sale business en toute impunité. On ne peut pas les laisser faire tout ce qu’ils veulent, le pouvoir politique doit agir pour qu’Areva et EDF respectent la loi ! » indique Yannick Rousselet.

Campagne Océans de Greenpeace, le 13 janvier 2010

La France veut-elle sauver le thon rouge ou les apparences ?

Paris, 13 janvier 2010 – La France doit très prochainement se prononcer sur son soutien ou non à l’inscription du thon rouge en annexe 1 de la Cites, qui interdirait tout commerce international de cette espèce. Pour Greenpeace, les incohérences dans les différentes prises de position du gouvernement jettent le doute sur sa véritable volonté de s’attaquer au problème.

« L’expertise scientifique est formelle : sans classement du thon rouge en annexe 1 de la Cites, cette espèce emblématique surexploitée va disparaître, affirme François Chartier, responsable de la campagne Océans à Greenpeace France. Pourquoi tant d’hésitations côté français ? La France défend-elle les intérêts de l’industrie thonière ou la biodiversité ? Que tente-t-elle de sauver : le thon rouge ou les apparences ? »

Couacs et désaccord au sein du gouvernement

En ouverture de l’année de la biodiversité, hier soir, Jean Louis Borloo a annoncé qu’il n’avait « pas de doute sur la position de la France », faisant référence à un soutien à l’inscription en annexe 1. Or ce matin sur France 2, Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, se prononçait pour l’annexe 2. Une position qui ne permettrait absolument pas d’interdire le commerce international, contrairement à ce que Le Maire prétend. Enfin, selon les informations dont dispose Greenpeace, le gouvernement français pourrait opter pour un compromis en faveur d’un soutien à l’annexe 1, mais assorti d’un délai de 18 mois quant à la mise en œuvre de cette mesure, ce qui sape toute la portée d’un classement en annexe 1…

Pourquoi tant d’incohérences ?

La pression et les menaces à peine dissimulées de l’industrie du thon sont un premier élément de réponse. A l’approche des élections régionales, les enjeux politiciens locaux pourraient prendre le pas sur la sauvegarde de cette espèce…

« Seule une vraie protection du thon rouge pourra sauver l’espèce et les pêcheurs, les intérêts politiciens et économiques à court terme ne peuvent prendre le pas sur la défense de cette espèce », souligne François Chartier.

Un soutien à l’annexe 1 sans délai est la seule solution

Le thon rouge est le candidat parfait à une inscription en annexe 1 de la Cites. Le déclin de la population est plus qu’alarmant et a chuté à moins de 15 % de la population d’origine, selon les évaluations scientifiques. En se positionnant en faveur d’un classement en annexe 1, qui interdit tout commerce international de l’espèce, la France, premier pays pêcheur de thon rouge, reconnaitrait aussi que la principale cause de la surpêche est bien le commerce international. Alors pourquoi ce délai de mise en œuvre sur une question qui ne peut pas attendre ?

« La France, pays pêcheur, doit assumer ses responsabilités et prendre des engagements cohérents avec ses discours et l’urgence du problème, explique François Chartier. Nicolas Sarkozy le disait déjà en juillet dernier au Havre, en évoquant l’interdiction de tout commerce international. Qu’attendent nos dirigeants ? »

Aujourd’hui, les restaurateurs et la grande distribution se mobilisent pour la protection du thon rouge. L’opinion publique est très mobilisée pour la défense de cette espèce emblématique. Le gouvernement doit donc sortir de ses contradictions et prendre le leadership au sein de l’Union européenne pour assurer la survie de l’espèce.

« Il y a urgence et nous mettrons tout en œuvre pour obtenir que le thon rouge soit classé en annexe 1, sans délais et sans conditions, lors de la prochaine réunion de la Cites en mars, souligne François Chartier. Il s’agit d’une occasion historique : c’est la seule chance de sauver le thon rouge. »

Campagne Océans de Greenpeace, le 7 janvier 2010

La France va-t-elle ouvrir l’année internationale de la biodiversité par la condamnation du thon rouge … et Nicolas Sarkozy clore son mandat par l’effondrement de l’espèce ?

Paris, le 06 janvier 2010. Ce jeudi, la France va décider si elle soutient ou non une inscription du thon rouge à l’annexe I de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), en vue de l’interdiction du commerce international de cette espèce, seule possibilité aujourd’hui pour – peut-être – sauver le thon rouge de Méditerranée de l’effondrement.

Cette décision sera déterminante. En effet, si la France soutient cette inscription, elle fera basculer l’Europe, et sans le soutien de l’Europe il y a peu de chance que le thon rouge soit inscrit à l’annexe I en mars prochain.

Le thon rouge, ce n’est pas Copenhague. Là, il n’y a pas de sénat américain, de croissance chinoise ou de puissants intérêts pétroliers. La décision relève uniquement du Président de la République et du Premier ministre. Uniquement. ” affirme François Chartier, chargé de la campagne Océan de Greenpeace France.

Malgré l’engagement du Président Sarkozy, le gouvernement tergiverse

Le Président de la République s’est engagé en juillet dernier, dans son discours du Havre, à apporter le ” soutien de la France à l’inscription du thon rouge à l’annexe de la convention internationale sur les espèces sauvages, pour en interdire le commerce “. Depuis la France a fait marche arrière, et c’est opposée le 21 septembre dernier à la proposition de la Commission européenne que l’UE se joigne à la demande de Monaco d’un classement en annexe I. La France préfèrerait un classement en annexe II (avec un quota zéro d’exportation), ce qui est proprement incompréhensible…

- le dernier rapport des scientifique de l’ICCAT (Commission Internationale pour la Conservation des thonidés de l’Atlantique) montre qu’il y a entre 89 et 96% de probabilité que l’espèce remplisse les critères d’éligibilité à l’annexe I : un niveau de population inférieur à 15% de celui d’avant la pêche industrielle. Ce constat a été confirmé en décembre par la très grande majorité des membres du Comité consultatif de la FAO. On n’est donc même pas dans un contexte d’incertitude scientifique : les experts de ces deux instances internationales, par nature très réticentes à un classement CITES, reconnaissent que le thon rouge remplit bien les conditions d’une inscription en annexe I.

- un classement Annexe II (quotas zéro d’exportation) est très aventureux juridiquement : en application de l’article 14.4 de la CITES et d’un règlement européen, les pays de l’UE pourraient être tenus par le classement tandis que les pays non UE pourraient y échapper. On ne voit pas la France prendre un tel risque économique et politique !

- sur un plan économique, soit la France soutient l’inscription à l’annexe I, et tous les pays pêcheurs seront logés à la même enseigne, soit la France ne soutient pas cette inscription et, en 2011, avec la baisse des quotas et pénalisée en raison du dépassement des quotas 2007, sa flotte ne pourra plus pêcher pendant que les autres flottes pêcheront sous son nez les derniers thons rouges de Méditerranée. Et une fois l’espèce effondrée, il y a peu de chances qu’une activité de pêche artisanale puisse reprendre à moyen terme. C’est ce qu’il s’est passé pour la morue de Terre-Neuve, l’a-t-on déjà oublié ?
Tandis qu’une inscription à l’annexe I permettrait au stock de thon rouge de se reconstituer et d’envisager une reprise de la petite pêche côtière.

Société civile et acteurs économiques montrent la voie

Les acteurs économiques sont de plus en plus nombreux à cesser de commercialiser le thon rouge : Auchan, Casino, Carrefour et, depuis le 1er janvier, Relais et Châteaux, suivis par plus de 450 grands chefs de réputation internationale.

Alors Monsieur le Président, serez-vous avec les grands chefs français et les grands groupes français de la distribution ?

Quels sont les vrais enjeux ? La sauvegarde du thon rouge ou les intérêts économiques à court terme et les intrigues politiques locales ?

Sauver in extremis un géant des mers avec lequel l’homme entretient une relation de pêche 5 fois millénaire, et garder la possibilité d’ici quelques années de réouvrir une pêche durable pour nos pêcheurs artisans ? Ou ne pas se mettre à dos la pêche industrielle, une vingtaine de thoniers senneurs, avant les élections régionales et accompagner l’effondrement de l’espèce ? Où est le véritable courage politique ? ” s’interrogent les deux ONG.

Le contribuable a financé la destruction de l’espèce

Ces grands thoniers ont déjà été financés pour moitié par le contribuable européen lors de leur construction, ce qui a contribué à la surexploitation de l’espèce, ils bénéficient aujourd’hui de plan de sortie de flotte, précisément parce que l’espèce a été surexploitée, ce qui paie quasiment l’autre moitié. Il y a de quoi sérieusement s’indigner de l’usage qui est fait des deniers du contribuable. De plus, ces thoniers savent le thon rouge et donc leur activité condamnés et investissent déjà ailleurs. Ils s’en sortiront, le thon rouge et la petite pêche côtière, non “, indique Charles Braine, chargé du programme Pêche durable du WWF France.

La lourde responsabilité du quinquennat présidentiel

Les projections scientifiques annoncent un effondrement de l’espèce aux alentours de 2012. C’est donc bien le président Sarkozy et le gouvernement Fillon qui auront eu les dernières chances de sauver l’espèce. Cette chance s’appelle : CITES Annexe I. Demain, au regard de l’histoire, ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

Alors le thon rouge, tâche noire ou point vert sur le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy ? Le WWF et Greenpeace ne sauraient admettre autre chose qu’un point vert.

Voir la version longue du Communiqué de Presse

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 7 janvier 2010

Greenpeace : libération des 4 activistes emprisonnés à Copenhague

Paris, le 6 janvier 2010 – Greenpeace annonce avec soulagement la fin de la détention provisoire de Juan Lopez de Uralde (Espagne), Nora Christiansen (Norvège), Christian Schmutz (Suisse) et Joris Thijssen (Hollande) aujourd’hui, vers 17h50, après 19 jours de détention préventive à Copenhague.
Alors que les responsables de l’échec de Copenhague, les fossoyeurs du climat, ont passé les fêtes au chaud en famille et sabré le champagne, les vrais héros étaient en prison, déclare Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. Priver les quatre militants de Greenpeace d’un Noël en famille était une condamnation sans procès. C’est totalement disproportionné par rapport à ce qu’ils ont fait, alors que les pseudos leaders politiques, présents à Copenhague, sont rentrés chez eux, libres comme l’air, alors qu’ils se sont rendus coupables d’un véritable crime climatique en ne parvenant pas à un accord équitable, ambitieux et légalement contraignant.

Le procès à venir
Ces quatre militants doivent encore être jugés par la justice danoise pour leur protestation pacifique du 17 décembre.
Leur crime : avoir manifesté de façon non violente un point de vue partagé par des millions de gens et avoir brandi des banderoles portant le message « Les politiciens parlent, les leaders agissent ! », le 17 décembre, dans le palais de la Reine du Danemark, lors du dîner de gala organisé pour les chefs d’État.
Greenpeace a lancé cette action non-violente à visage découvert. Les logos de Greenpeace étaient collés sur les pare-brises des limousines. Et les plaques d’immatriculations affichaient un 007, clin d’œil à James Bond. Par ailleurs Greenpeace coopère en toute transparence avec la police danoise qui mène l’enquête.
Un soutien sans faille du publicGreenpeace France a appelé l’opinion à l’aider à faire libérer les quatre activistes en lançant une pétition en ligne adressée à l’ambassade du Danemark sur http://energie-climat.greenpeace.fr/quatre-de-nos-activistes-en-prison-a-copenhague. Cet appel a récolté plus de 13 000 signatures en pleine période de fêtes.
Dans d’autres pays européens, des manifestations ont été organisées devant les ambassades danoises. Malgré la fin de la détention préventive, Greenpeace continue à soutenir activement les militants en vue de leur procès.

D’autres héros poursuivis, partout dans le monde
Aux Etats-Unis en juillet dernier, onze activistes ont escaladé le mont Rushmore pour y déployer une banderole avec le visage de Barack Obama et le message ” L’Amérique honore les leaders, pas les politiciens : stop au réchauffement climatique “. Ils ont été jugés lundi 4 janvier et condamnés à effectuer chacun entre 50 et 100 heures de travaux d’intérêt général. L’un d’eux, Matt Léonard, est même condamné à deux jours de prison ferme.
Au Japon, deux activistes sont poursuivis depuis deux ans pour avoir subtilisé des colis contenant de la viande de baleine, qu’ils destinaient à la police, pour dénoncer le trafic illégal de ce produit. La réponse de la justice japonaise a été de les poursuivre pour vol plutôt que d’enquêter sur le trafic en question…
Greenpeace dénonce ces deux situations qui démontrent une dérive dangereuse dans les pays démocratiques : la criminalisation de l’action militante non violente.