Les communiqués de presse de Greenpeace France

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 30 octobre 2009

Sommet des Chefs d’Etat européens : l’Europe doit encore joindre le geste à la parole

Paris, le 30 octobre 2009 – Dans la perspective du Sommet mondial sur le climat qui se tiendra en décembre à Copenhague, les chefs d’États européens se sont positionnés vendredi 30 octobre sur le financement des actions à mettre en œuvre par les pays en développement pour lutter contre les changements climatiques. Greenpeace se félicite que les leaders européens se soient ralliés au principe d’un financement public international (qui pourrait se monter à 50 milliards d’euros par an), mais déplore qu’ils aient raté la dernière marche en refusant de chiffrer la contribution de l’Union européenne à cette enveloppe.

L’Europe refuse toujours de dire combien elle va payer

« Encore des mots, toujours des mots… Si la musique est douce à entendre, l’Union européenne doit impérativement joindre le geste à la parole et s’engager à financer à hauteur de 35 milliards d’euros le soutien aux pays en développement, regrette Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace France. Le train de Copenhague poursuit sa route cahin-caha. Malheureusement, à moins de 50 jours de Copenhague, il est temps de descendre de la micheline et de monter dans le TGV ! ».

Nicolas Sarkozy, complice de l’inertie européenne

Le refus de s’avancer concrètement sur la contribution européenne au soutien des pays en développement est à l’image de la stratégie de négociation prônée par Nicolas Sarkozy : « La France tend le bâton en menaçant de taxer les produits en provenance des pays qui n’auraient pas fait d’efforts suffisants pour réduire leur impact sur le climat, mais continue de cacher la carotte en rechignant de mettre sur la table de la monnaie sonnante et trébuchante, constate Karine Gavand. Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo communiquent beaucoup, multipliant les annonces sur le développement des énergies renouvelables en Afrique et le soutien aux petites Îles. Le seul défaut de ces projets qui se chiffrent à plusieurs centaines de milliards d’euros : ils ne sont assortis d’aucune proposition concrète de financements. Dès qu’il s’agit d’argent, il n’y a plus personne ! ».

Ce que demande Greenpeace

La Commission européenne a appelé l’Union européenne à apporter une contribution annuelle pouvant aller jusqu’à 15 milliards d’euros en faveur de l’action climatique dans les pays en développement. Greenpeace et d’autres organisations de la société civile demandent un financement public européen d’au moins 35 milliards d’euros par an d’ici à 2020, sur une contribution de 110 milliards d’euros de l’ensemble des pays industrialisés. La semaine dernière, le Parlement européen a préconisé un engagement européen de 30 milliards d’euros, et une contribution internationale de 100 milliards d’euros. Greenpeace déplore que l’engagement européen représente moins de la moitié des ressources qu’il faudrait mettre sur la table pour empêcher une dérive climatique catastrophique.

Pas d’argent, pas d’accord

Le soutien aux pays en développement constitue la principale pierre d’achoppement des négociations en amont du sommet de Copenhague. Sans soutien financier approprié, les pays en développement seront dans l’incapacité d’endiguer la croissance de leurs émissions.

Campagne Océans de Greenpeace, le 30 octobre 2009

SOS Grands fonds marins: la tournée européenne de Greenpeace s’achève par une journée nationale d’étiquetage

Paris, le 30 octobre 2009 – Greenpeace organise samedi 31 octobre une journée nationale d’étiquetage dans les supermarchés. L’objectif de cette action est de maintenir la pression sur 4 enseignes de la grande distribution qui commercialisent des espèces de poissons des grands fonds et qui ne semblent pas décidées à prendre des mesures rapides pour les retirer de la vente.

Empereur, sabre noir, lingue bleue, grenadier de roche, flétan du Groënland, sébastes, hoki et requin siki… sont des poissons à croissance lente et à maturité sexuelle tardive. Ces poissons sont directement menacés et pourtant disponibles sur tous les étals des grandes surfaces. Les supermarchés doivent retirer de la vente les espèces des grands fonds menacées.

La tournée SOS Grands fonds marins s’est déroulée du 30 septembre au 13 octobre dans 7 grandes villes de France et s’est poursuivie en Espagne et au Portugal jusqu’au 28 octobre. Ce tour européen avait pour but d’alerter la grande distribution et les politiques sur les dégâts dramatiques occasionnés aux écosystèmes et aux stocks de poissons par la pêche en eau profonde.

« Sur le terrain, de nombreux directeurs de supermarchés et consommateurs ont été très réceptifs et sensibles aux demandes de Greenpeace, déclare Emmanuel Buovolo, chargé de la campagne Océans à Greenpeace. Or, la majorité des grands groupes n’a pas pris d’engagement formel, ni donné suite à ces demandes, qui sont pourtant le reflet des préoccupations des scientifiques. Il est temps que les enseignes prennent la mesure des changements à entreprendre pour promouvoir réellement une pêche responsable et durable, artisanale et de proximité ».

Retrouvez dans 16 villes de France nos groupes locaux dans les supermarchés :

Samedi 31 octobre 2009 à Pantin

Rendez-vous à 10h : Leclerc – 51 avenue Jean Lolive, 93500

Contact local : Loïc Rieunier au 06 70 71 15 22

A 15 jours du réexamen de la résolution 61-105 de l’ONU, encadrant les pêches profondes en haute mer, le Gouvernement français n’a toujours pas clairement apporté son soutien à la préservation des écosystèmes de grand fond. Pourtant, le non-respect des mesures de cette Résolution devait conduire à la fermeture des pêches profondes au 31 décembre 2008, et ce jusqu’à la pleine application des mesures demandées. Or, rien de significatif n’a été fait !

Les demandes de Greenpeace

- En eaux internationales, Greenpeace demande la stricte application de la résolution onusienne ou l’arrêt des pêches profondes et leur reconversion vers des pêcheries durables. Greenpeace considèrera comme pêche illégale toute pêche profonde en eaux internationales qui se fera en contradiction de la Résolution 61/105 de l’ONU.

- En eaux communautaires, Greenpeace demande l’arrêt des pêches profondes et leur reconversion vers des pêcheries durables.

- Les grandes enseignes de supermarché doivent aussi agir en :
* retirant de la vente les espèces de grands fonds ;
* relayant ces demandes auprès des responsables politiques français.

« Les supermarchés doivent retirer ces espèces menacés de la vente et adopter des politiques d’approvisionnement en produits de la mer durables, afin que la filière pêche puisse rester rentable et pérenne, ajoute Emmanuel Buovolo. Les supermarchés doivent faire partie de la solution et non du problème ! »

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 30 octobre 2009

Exportation de déchets nucléaires en Russie : le trafic d’Areva couvert par les responsables politiques

Le Havre/Cherbourg, le 29 octobre 2009 – Greenpeace dénonce les manœuvres d’Areva qui s’est enfui à Cherbourg pour continuer son trafic de matières nucléaires avec la Russie. Le Kapitan Mironov ce matin, le Kapitan Lus cet après-midi : les deux navires qui étaient attendus au Havre aujourd’hui et demain, ont été déroutés en direction du port de Cherbourg.

« Au lieu de faire acte de transparence au Havre, Areva continue à Cherbourg son trafic de matières nucléaires, avec la bénédiction des pouvoirs publics qui ont déployé un imposant dispositif de sécurité, déclare Yannick Rousselet, responsable de la campagne Énergie/Nucléaire de Greenpeace France. Le gouvernement s’arrête au milieu du gué : il a reconnu le manque de transparence avec laquelle les industriels du nucléaire mènent leurs activités dangereuses, mais refuse de prendre un moratoire pour suspendre ce trafic le temps que toute la lumière soit faite. »

Où en sont les deux navires ?
Le premier bateau, le Kapitan Mironov, a accosté à Cherboug dans la journée et déchargé sa cargaison sous haute surveillance, un impressionnant dispositif de sécurité ayant été déployé le long des principaux axes routiers autour de Cherbourg. La préfecture de la Manche a aussi pris un arrêté interdisant à tout navire de s’approcher du Kapitan Mironov. Le deuxième navire, habitué lui-aussi des transports vers la Russie, le Kapitan Lus, arrivera à Cherbourg vendredi 30 octobre à 20 heures.

« Qu’est-ce qui a été déchargé cet après-midi ? Que transporte le Kapitan Lus ? Quelles matières ces navires vont rembarquer en direction de la Russie ? Le mystère reste entier, déclare Yannick Rousselet. Areva doit être transparent et détailler quel type de matière, quelles quantités doivent partir en Russie, et quand aura lieu le prochain transport : sur le Kapitan Lus d’ici samedi, ou sur le Kholmogory, dont l’arrivée au Havre est prévue pour le 5 novembre ? »

Le Haut comité pour la transparence ne doit pas être une instance fantoche
Depuis trois semaines, divers scandales sont venus éclabousser l’industrie nucléaire et mettre en lumière son incapacité à gérer de façon sûre et transparente les matières dangereuses qu’elle utilise et génère.

Le 19 octobre, saisi par Jean-Louis Borloo, le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire (HCTISN) a demandé aux industriels de publier l’inventaire global des matières et déchets produits dans le cycle du combustible nucléaire. Greenpeace se félicite de cette décision.

« Nous allons savoir si le Haut comité, créé par la loi en 2006, est une instance fantoche ou s’il a une réelle crédibilité, reprend Yannick Rousselet. Qui commande en France, nos responsables politiques ou bien les industriels du nucléaire ? »

Greenpeace maintient ses positions
L’organisation de défense de l’environnement demande à Jean-Louis Borloo qu’il décrète un moratoire sur les exportations de matières nucléaires à destination de la Russie le temps qu’aboutissent les enquêtes qu’il a lui-même commanditées.

En l’absence de décision de la part du ministre, Greenpeace reste déterminée à empêcher la poursuite de ces exportations vers la Russie. L’Arctic Sunrise, le brise-glace de Greenpeace, il reste posté à l’entrée du port du Havre (quai Pierre Callet, hangar n°12, zone ouest du port). D’autres moyens ont été déployés sur Cherbourg.

Sur son site www.greenpeace.fr, Greenpeace appelle les citoyens à envoyer un email à Jean-Louis Borloo pour lui réclamer un moratoire immédiat sur ces transports.

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 29 octobre 2009

Exportation de déchets nucléaires en Russie : le Kapitan Mironov, attendu ce matin au Havre, a été dérouté. Areva a bel et bien quelque chose à cacher !

Le Havre, le 29 octobre 2009 – Greenpeace confirme que le Kapitan Mironov, le navire qui était attendu ce matin à 10 heures dans le port du Havre (Seine maritime) et qui était susceptible de prendre une cargaison de matières nucléaires à destination de la Russie, a été dérouté ce matin, aux alentours de 8 heures, en direction du cap de Barfleur.

« Ce navire pourrait maintenant faire route vers Cherbourg ou Brest, déclare Yannick Rousselet, responsable de la campagne Énergie/Nucléaire de Greenpeace France. C’est sans aucun doute le travail d’observation et de communication effectué depuis notre brise-glace l’Arctic Sunrise qui a directement influencé l’attitude de l’industrie nucléaire. Areva a décidément quelque chose à cacher et ne souhaite pas avoir des témoins de son trafic de matières nucléaires. »

Greenpeace a d’ores et déjà déployé un dispositif lui permettant de poursuivre la surveillance et la dénonciation des exportations de matières nucléaires vers la Russie, quel que soit le prochain port d’escale du Kapitan Mironov.

Quant à l’Arctic Sunrise, le brise-glace de Greenpeace, il va jusqu’à nouvel ordre rester posté à l’entrée du port du Havre (quai Pierre Callet, hangar n°12, zone ouest du port). Car le port du Havre devrait accueillir vendredi 30 octobre, à 20 heures, un autre navire, le Kapitan Lus, lui aussi habitué à transporter en Russie des matières nucléaires.

En France, qui décide : les industriels ou les responsables politiques ?
Le stockage de déchets radioactifs en Russie et la découverte de dizaines de kilos de plutonium « oubliés » sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) défraient la chronique depuis deux semaines.

Depuis trente ans, et dans l’opacité la plus totale, Areva prétend envoyer de l’uranium en Russie pour le transformer afin de le réutiliser. En réalité, plus de 90 % des déchets d’uranium envoyés en Russie sont tout simplement abandonnés là-bas. Cette matière doit donc être considérée comme un déchet.

Jean-Louis Borloo s’est décidé à saisir le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire (HCTISN). Le 19 octobre, ce Haut comité a demandé l’inventaire global des matières et déchets produits dans le cycle du combustible nucléaire. Il va également mener une investigation et auditionner les industriels, pour rendre ses conclusions en janvier 2010.

« Il est intolérable que les industriels du nucléaire EDF et Areva continuent en toute impunité leur trafic, alors que les responsables politiques ont reconnu que ces entreprises mènent leurs activités dangereuses sans transparence », reprend Yannick Rousselet.

Sur son site www.greenpeace.fr, Greenpeace appelle les citoyens à envoyer un email à Jean-Louis Borloo pour lui réclamer un moratoire immédiat sur ces transports.

Campagne L'actualité de Greenpeace, le 28 octobre 2009

Robert Lion démissionne de son poste au Conseil d’administration de Greenpeace France

Paris, le 28 octobre 2009 – Robert Lion vient de présenter sa démission du Conseil d’administration et de l’Assemblée statutaire de Greenpeace France. Robert Lion avait été élu au Conseil d’administration de Greenpeace en novembre 2008, et en avait été nommé président. Robert Lion rejoint aujourd’hui Europe Ecologie.

« L’indépendance politique, valeur fondamentale de Greenpeace, implique que Robert Lion quitte l’organisation » déclare Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. « Nous le remercions de son engagement à nos côtés et lui souhaitons bonne chance dans son projet politique. »

Greenpeace procédera au remplacement de Robert Lion lors de l’Assemblée générale qui se tiendra en janvier 2010.

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 27 octobre 2009

Exportations de matières nucléaires en Russie : l’Arctic Sunrise, le navire de Greenpeace, arrive demain au Havre

Le Havre, le 26 octobre 2009 – Devant l’inaction de Jean-Louis Borloo et de Chantal Jouanno, qui laissent Areva exporter en toute impunité des matières radioactives en Russie, Greenpeace réagit : l’Arctic Sunrise, le brise-glace de Greenpeace, arrivera demain mardi 27 octobre, en fin de matinée, dans le port du Havre (Seine maritime).

« Il est intolérable que les industriels du nucléaire EDF et Areva continuent en toute impunité leur trafic, alors que les responsables politiques ont reconnu que ces entreprises mènent leurs activités dangereuses sans transparence, déclare Yannick Rousselet, responsable de la campagne Énergie/Nucléaire de Greenpeace France. Nous avons demandé au ministre Jean-Louis Borloo d’appliquer le principe de précaution et de décréter un moratoire immédiat sur ces exportations de matières nucléaires, le temps qu’aboutissent les enquêtes qu’il a lui-même commanditées. Mais il fait la sourde oreille et refuse de prendre ses responsabilités. Greenpeace va donc tout mettre en œuvre pour s’opposer à la poursuite de ces trafics. »

Cette semaine, deux navires susceptibles d’embarquer des matières nucléaires sont attendus au Havre, chacun pour une escale de 24 heures, avant de repartir pour Saint-Pétersbourg : le Kapitan Mironov devrait arriver jeudi 29 octobre tôt le matin, et le Kapitan Lus, vendredi 30 octobre.

Selon les informations de Greenpeace, il y a de fortes chances qu’Areva utilise au moins l’un de ces deux navires pour expédier en Russie de nouveaux containers de matières radioactives.


Greenpeace vous convie à un point presse à bord de l’Arctic Sunrise
Port du Havre, quai Herman Duspaquier
mercredi 28 octobre à 14h30.

« Depuis des années, Areva prétend envoyer de l’uranium en Russie pour le transformer afin de le réutiliser, alors qu’en réalité la majeure partie de cette matière est tout simplement abandonnée là-bas. Cet uranium doit donc être considéré comme un déchet, reprend Yannick Rousselet. Ce trafic dure depuis plus de trente ans dans l’opacité la plus totale. Le Haut comité sur la transparence a raison d’exiger la publication par les exploitants des inventaires et flux des matières et déchets nucléaires. Les responsables politiques doivent cesser de laisser les industriels faire ce qu’ils veulent sans contrôle démocratique. »

Sur son site www.greenpeace.fr, Greenpeace appelle les citoyens à envoyer un email à Jean-Louis Borloo pour lui réclamer un moratoire immédiat sur ces transports.

Matières nucléaires : confusion totale, scandales en série…
Le stockage de déchets radioactifs en Russie et la découverte de dizaines de kilos de plutonium « oubliés » sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) défraient la chronique depuis deux semaines.

Jean-Louis Borloo s’est décidé à saisir le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire (HCTISN). Le 19 octobre, ce Haut comité a demandé l’
inventaire global des matières et déchets produits dans le cycle du combustible nucléaire. Il va également mener une investigation et auditionner les industriels, pour rendre ses conclusions en janvier 2010.

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 23 octobre 2009

Exportation de matières nucléaires en Russie : déterminée à empêcher la poursuite de ce trafic, Greenpeace réclame un moratoire immédiat

Le Havre, le 23 octobre 2009 – Greenpeace dénonce le départ imminent d’un navire russe, le Kholmogory, affrété par Areva et qui quitterait dans la nuit le port du Havre (Seine Maritime) en direction de la Russie, afin d’y exporter une nouvelle cargaison de matières nucléaires, sans qu’ait été élucidée la question du devenir de ces matières qui défraie la chronique depuis une dizaine de jours. L’organisation écologiste demande à Jean-Louis Borloo et à Chantal Jouanno de décréter un moratoire immédiat sur les exportations de matières nucléaires.

Devraient être chargés sur le navire d’ici ce soir trois types de containers :

- une cinquantaine de cuves UF6, dans des containers de type 48Y, susceptibles de contenir de l’uranium naturel appauvri, ce qui correspondrait aux déclarations faites ce matin par Areva,

- 28 containers 30B, habituellement utilisés pour transporter des matières radioactives et dont Areva refuse pour l’instant de préciser le contenu,

- deux autres containers estampillés des logos officiels signalant des matières radioactives et dont le contenu reste lui aussi inconnu.

« Il est intolérable que les industriels du nucléaire EDF et Areva continuent en toute impunité leur sale business, alors que les responsables politiques ont reconnu que ces entreprises mènent leurs activités dangereuses sans transparence », déclare Yannick Rousselet, responsable de la campagne Énergie/Nucléaire de Greenpeace France, depuis le port du Havre.

Greenpeace demande au ministre du Développement durable et de l’Énergie Jean-Louis Borloo et à la secrétaire d’État à l’Écologie Chantal Jouanno de décréter un moratoire immédiat sur les exportations de matières nucléaires le temps qu’aboutissent les enquêtes en cours, c’est-à-dire :

- l’inventaire global des matières et déchets produits dans le cycle du combustible nucléaire demandé par le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire (HCTISN), qui s’est réuni le 19 octobre, saisi par Jean-Louis Borloo ;

- les auditions et l’investigation que va mener ce Haut comité, qui devra rendre ses conclusions en janvier 2010 ;

- les auditions des responsables de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), d’Areva, de l’Andra, organisées à l’Assemblée nationale, qui pourrait lancer une commission d’enquête parlementaire sur la filière nucléaire ;

- l’enquête préliminaire ouverte par le parquet d’Aix-en-Provence suite à la découverte des dizaines de kilos de plutonium sur le site de Cadarache.

Sur son site www.greenpeace.fr, Greenpeace appelle les citoyens à envoyer un email à Jean-Louis Borloo pour lui réclamer ce moratoire immédiat.

Si les pouvoirs publics ne refusent de prendre leurs responsabilités, Greenpeace mettra tout en œuvre pour s’opposer à la poursuite de ces exportations de déchets nucléaires.

« Depuis des années, Areva prétend envoyer de l’uranium en Russie pour le transformer afin de le réutiliser, alors qu’en réalité la majeure partie de cette matière n’est pas réutilisée. Voilà pourquoi nous considérons cet uranium comme un déchet, reprend Yannick Rousselet. Ce trafic dure depuis plus de trente ans, ces déchets vont et viennent dans l’opacité la plus totale. Le Haut comité sur la transparence a raison d’exiger la publication par les exploitants des inventaires et flux des matières et déchets nucléaires. Les responsables politiques doivent cesser de laisser les industriels faire ce qu’ils veulent sans contrôle démocratique. »

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 23 octobre 2009

Exportation de matières nucléaires : un navire s’apprête à quitter le Havre pour la Russie. Areva continue son trafic…

Le Havre, le 23 octobre 2009 – Greenpeace dénonce le départ imminent d’un navire affrété par Areva, qui s’apprête à quitter le port du Havre (Seine Maritime) en direction de la Russie, afin d’y exporter une nouvelle cargaison de matières nucléaires, sans qu’ait été élucidée la question du devenir de ces matières qui défraie la chronique depuis une dizaine de jours.

« Tôt ce matin, une série de containers contenant de l’uranium a été chargée sur le Kholmogory, un navire russe qui s’apprête à prendre la mer en direction de Saint-Pétersbourg, témoigne Yannick Rousselet, responsable de la campagne Énergie/Nucléaire de Greenpeace France, depuis le port du Havre. Il est intolérable que les industriels du nucléaire EDF et Areva continuent en toute impunité leur sale business, alors que les responsables politiques ont reconnu que ces entreprises mènent leurs activités dangereuses sans transparence. »

Au lendemain des scandales concernant le stockage de déchets nucléaires français en Russie et la découverte de kilos de plutonium “perdus” à Caradache, Greenpeace demande à Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno de décider d’un moratoire sur les exportations de matières nucléaires le temps que toute la lumière soit faite et qu’aboutissent les enquêtes en cours, c’est-à-dire :

- l’inventaire global des matières et déchets produits dans le cycle du combustible nucléaire demandé par le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire (HCTISN), qui s’est réuni le 19 octobre, saisi par Jean-Louis Borloo ;

- les auditions et l’investigation que va mener ce Haut comité, qui devra rendre ses conclusions en janvier 2010 ;

- les auditions des responsables de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), d’Areva, de l’Andra, organisées à l’Assemblée nationale, qui pourrait lancer une commission d’enquête parlementaire sur la filière nucléaire ;

- l’enquête préliminaire ouverte par le parquet d’Aix-en-Provence suite à la découverte des dizaines de kilos de plutonium sur le site de Cadarache.

Le nucléaire : l’impossible transparence

Depuis dix jours, Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno tentent d’obtenir des informations et des explications claires concernant la gestion et les exportations de déchets de la part d’EDF, d’Areva, du CEA… Sans succès. La question de la démocratie et du pouvoir de décision en matière nucléaire est posée.

« Depuis des années, Areva prétend envoyer de l’uranium en Russie pour le transformer afin de le réutiliser, alors qu’en réalité la majeure partie de cette matière n’est pas réutilisée. Voilà pourquoi nous considérons cet uranium comme un déchet, explique Yannick Rousselet. Ce trafic dure depuis plus de trente ans, ces déchets vont et viennent dans l’opacité la plus totale. Le Haut comité sur la transparence a raison d’exiger la publication par les exploitants des inventaires et flux des matières et déchets nucléaires. Les responsables politiques doivent cesser de laisser les industriels faire ce qu’ils veulent sans contrôle démocratique. »

Ce que demande Greenpeace

- Le ministre du Développement durable et de l’Énergie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d’État à l’Écologie Chantal Jouanno doivent décider un moratoire sur les exportations de matières nucléaires le temps qu’aboutissent les enquêtes en cours.

- EDF, Areva et le CEA doivent publier avec précision les données sur l’ensemble des flux de toutes les matières nucléaires : où elles se trouvent, dans quelles quantités, sous quelle forme, quels sont les flux et la destination de ces matières, etc.

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 21 octobre 2009

Conseil européen des ministres des Finances : fiasco à 50 jours du sommet pour le climat de Copenhague

Paris, le 20 octobre 2009 – À 50 jours seulement de l’ouverture du sommet de Copenhague sur le climat, les ministres des Finances européens n’ont pas réussi à trouver un accord sur les financements pour soutenir les pays en développement face à la crise climatique. La décision est une fois de plus reportée à la rencontre des chefs d’État et de gouvernement européens, qui aura lieu les 29 et 30 octobre à Bruxelles.

« Ce fiasco de l’Union européenne concrétise la probabilité d’un échec à Copenhague, déclare Karine Gavand, responsable de la campagne Climat de Greenpeace France. Le soutien financier aux pays en développement est une condition sine qua non d’un accord mondial sur le climat. Au lieu d’avancer et de poser les fondations de cet accord, les ministres des Finances piétinent. Gordon Brown, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy auront l’obligation de nous tirer du pétrin dans lequel cet échec des ministres des Finances nous a mis aujourd’hui. »

Greenpeace appelle les chefs d’État de l’Union européenne, qui se rencontrent la semaine prochaine, à s’engager sur une contribution de 35 milliards d’euros annuels pour aider les pays en développement à s’adapter aux impacts des changements climatiques dont ils sont les premières victimes, à protéger leur forêts et à développer un modèle énergétique sobre en carbone.

Campagne Energie / Climat de Greenpeace, le 19 octobre 2009

Greenpeace investit des stations service Total dans 11 villes françaises pour dénoncer l’exploitation des sables bitumineux

17 octobre 2009 – À 50 jours de la conférence de Copenhague sur le climat, Greenpeace dénonce partout en France un criminel climatique et environnemental : le groupe Total. Les bénévoles des groupes locaux de Greenpeace ont investi des stations essence de la compagnie dans onze villes de France (Paris, Lyon, Marseille, Nancy, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Lille, Toulouse, Perpignan, Grenoble), ce matin à partir de 10h. L’opération vise à informer le grand public et les clients de Total sur l’activité menée par le groupe pétrolier français sur les sables bitumineux : distribution de tracts, banderoles, visuels géants dénonçant la « destruction durable » et montrant l’impact sur l’environnement de la manière la plus sale et la plus chère de produire du pétrole, un crime à quelques semaines de la conférence de Copenhague.

Dans l’optique de Copenhague, Greenpeace dénonce les criminels climatiques

L’opération d’information et de sensibilisation de ce matin, accompagnée d’images et de slogans chocs fait partie d’une campagne débutée au Canada il y a déjà quelques semaines contre les sables bitumineux et leur exploitation par Total, Shell et les autres. Une action très spectaculaire a d’ailleurs eu lieu la semaine dernière : 30 activistes de Greenpeace ont investi et occupé pendant 20 heures la raffinerie Total du Havre en affichant des slogans immenses sur des cheminées et les citernes du site. Une campagne dénonçant Total a également été lancée sur internet : http://www.greenpeace.fr/destruction-durable

Total investit dans la manière la plus cher et la plus sale de produire du pétrole

Les sables bitumineux, c’est un bitume très visqueux aggloméré à du schiste et du sable, contenu dans les sols de la province de l’Alberta, au Canada, mais aussi du Venezuela ou de Madagascar, parfois très profondément, souvent sous des zones de forêts. Après un procédé long, complexe, très cher et énergivore (d’énormes machines, beaucoup d’eau, d’électricité, de carburant, etc.), on peut extraire de ce bitume du pétrole exploitable. Total est un des groupes les plus actifs notamment au Canada, où le groupe français a déjà investit plus de 8 milliards d’euros. Misant sur un baril très cher à l’avenir, Total a pour objectif à terme que 10 % de son pétrole provienne de ces sables. Au Canada, l’exploitation des sables bitumineux a déjà détruit 3 000 km² de forêts, pollué des lacs et des rivières.

« C’est une véritable usine à gaz : un baril de pétrole issu des sables bitumineux émet, de l’extraction à la consommation, 5 fois plus de gaz à effet de serre qu’un baril de pétrole conventionnel, explique Yannick Rousselet, chargé de campagne Énergie, présent ce matin à Rennes. Il s’agit d’un vrai crime climatique ! »

Dénoncer le rôle et l’impunité des groupes privés dans les changements climatiques, bannir le pétrole bitumineux de France

Greenpeace demande à Total de stopper ses investissements et ses projets dans les sables bitumineux au Canada comme à Madagascar. « Pas ces actions, Greenpeace pose surtout la question du rôle des groupes privés dans les changements climatiques et de leur impunité totale, affirme Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France, présent ce matin à Paris près de Porte d’Italie. La responsabilité de groupe comme Total doit être pointée par les chefs d’Etat qui vont se réunir à Copenhague en décembre : quel sera l’accord conclu à Copenhague où des efforts seraient demandés à tous sauf à des grands groupes privés qui agissent en toute impunité ? »

Enfin, si Total continue d’investir dans ce pétrole le plus sale de la planète, Greenpeace demande à ce que l’État français, c’est-à-dire Jean-Louis Borloo et Nicolas Sarkozy, se prononce sur la nécessité de bannir le pétrole issu des sables bitumineux du territoire français au vu de sa très lourde empreinte carbone. Comment ? En considérant non pas uniquement les gaz à effet de serre émis sur le territoire national, mais le coût environnemental et climatique global d’un tel pétrole.